Le week-end, qui vient de s'achever, était attendu depuis longtemps par les victimes de Bernard Madoff, cette escroquerie "géante, estimée à plus de 50 milliards de dollars. Ce week-end, soit 2 ans, jour pour jour, après l'arrestation de l'"escroc du siècle", marquait, en effet, la date limite pour entamer les poursuites et tenter, donc, de récupérer le maximum d'argent détourné. Mais voilà, samedi-"date limite" était aussi une date-"symbolique", et c'est ce jour-là qu'a choisit le fils aîné de Bernard Madoff pour se suicider. Son avocat affirme qu'il a craqué, après "2 années de pressions incessantes". "Il est, ajoute-t-il, l'innocente victime du crime monstreux de son père". De fait, Mark Madoff n'a jamais été pousuivi dans cette affaire (au pénal). Avec son frère cadet, c'est lui qui a dénoncé son père, en décembre 2008. Lui, qui travaillait pour l'entreprise familiale Madoff (mais dans une autre entité que celle qui "couvrait" la fraude), a toujours dit n'avoir jamais rien su des agissements de son père. Jusqu'à la veille de sa dénonciation. Il ne lui avait plus parlé, d'ailleurs, depuis son arrestation. Tout comme il ne parlait plus à sa mère. Mais de là à en faire en "victime", il y a un pas que le liquidateur de l'affaire Madoff a refusé de franchir. C'est lui, Irving Picard, qui est, en effet, chargé (au civil, cette fois-ci) de recupérer l'argent de la fraude. Et il a décidé de poursuivre les fils Madoff, "bénéficiares" (selon lui) du système élaboré par le père. Des largesses sous formes de salaires exorbitants, de primes, de prêts et de luxeux cadeaux. A travers le monde, plus de 16 mille plaintes ont été déposées, dans cette affaire. Avec, à chaque fois, cette difficulté: remonter la chaîne des responsabilités, puisque très peu de gens, en fait, avaient directement affaire à Bernard Madoff. Ils passaient par des intermédiaires en tout genre, qui faisaient, eux, remonter l'argent jusqu'en haut de la pyramide... une "pyramide de Ponzi" (comme on l'apelle), ce système de fraude qui veut qu'on paye les intérêts promis, avec l'argent déposé par les nouveaux venus. Irving Picard a engagé, au total et avant la date limite de samedi, des centaines procédures. Il poursuit des Fonds d'investissement, des banques (comme la française Natixis). Et même des personnes physiques, les "rabateurs" du système. Une banquière autrichienne, ce week-end, vient ainsi de se voir réclamer la bagatelle de 20 milliards de dollars. L'affaire Madoff continue. Le gouvernement met Météo France au régime sec. Rien à voir avec une quelconque vengeance après la polémique de la semaine dernière sur l'alerte à la neige. Là, c'est la rigueur qui rattrappe Météo France, mais aussi Pôle Emploi ou encore les musées ou les Voies navigables de France. En fait, tous les "opérateurs publics". François Baroin réunis, ce matin à Bercy, leurs directeurs (quelques 500 directeurs, au total) pour leur expliquer comment ils vont devoir réduire leur train de vie. L'annnée prochaine par exemple, il devront appliquer, comme l'Etat, la règle du non-remplacement d'un agent sur 2 partant à la retraite. Frérot, après Proglio. Antoine Frérot succède à Henri Proglio, à la tête de Véolia Environnement. C'est officiel depuis hier soir, avec la démission d'Henri Proglio de son poste de président. Il reste administrateur. En pleine polémique sur sa double rémunération (EDF-Véolia), Henri Proglio avait promis cette démission, pour cette année. Il aura donc attendu les tout derniers jours pour s'exécuter.

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