C'était il y a 15 jours à la télé (sur 8 chaînes en même temps: ça n'a pas pu vous échapper): Nicolas Sarkozy (à ce moment précis, c'était face à Claire Chazal et Laurent Delahousse) fait exactement ce qu'il ne faut pas faire quand on parle "économie" (c'est un chroniqueur économique qui vous le dit): il utilise plein de chiffres de jargon de spécialistes. Voilà ce qu'il dit, exactement, à propos de ce qu'il refuse d'appeler la "TVA sociale": "nous allons proposer d'exonérer la totalité des cotisations patronales familiales de SMIC 1,6, à SMIC 2,1. Pour sortir du dispositif en sifflet, nous monterons jusqu'à SMIC 2,4". Là, le Président s'aperçoit qu'il est un peu compliqué: "Je comprends que ça devient très technique" dit-il, je veux simplement dire une chose: grâce à ce dispositif, "nous toucherons 97% des salariés de l'agriculture, 82% de l'automobile et 2 tiers de l'industrie". A qui va, donc, profiter la TVA sociale? Depuis l'explication télévisée et alambiquée du Chef de l'Etat, la question fait rage entre spécialistes. Presque autant que celle de savoir si son pari ("les prix n'augmenteront pas") est tenable ou non. On va en savoir plus, cette semaine, parce que l'examen du texte, instaurant la TVA sociale, commence, aujourd'hui à l'Assemble Nationale. Et un homme vient de mettre les pieds dans le plat: c'est le rapporteur général du Budget, Gilles Carrez. Il est député UMP, donc peu soupçonné d'être partisan. Dans son Rapport officiel, tout en affirmant son soutien à la TVA sociale, il conteste, sans détour, les arguments de Nicolas Sarkozy, son futur candidat. Gilles Carrez a analysé la répartition des aides par niveau de salaire (ce que le Président de la République essayait d'expliquer avec ses "1,6 ou 2,1 SMIC"). Et grosso modo, sa conclusion c'est celle-ci: dans l'état actuel des choses, la TVA sociale "bénéficera peu" à l'industrie. Seul un quart des allègements de charges aideront l'industrie à être plus compétititive. Le reste bénéficiera à des secteurs de l'économie française (le BTP, la grande distribution, les services de proprété, par exemple)... pas ou peu soumis à la concurrence internationale. Les banques, par exemple, vont bénéficier d'allègement de charges de 700 millions d'euros! Bref, la mesure rate, en grande partie, son objectif.

Adopté. Le Parlement grec a adopté un nouveau plan de rigueur. Alors que 80 mille personnes manifestaient devant le Parlement, à Athènes... et alors que des bâtiments de centre-ville étaient incendiés aux cocktails Molotov.. les députés grecs ont voté le programme d'extrême rigueur, imposé par l'Europe et le FMI. C'est la condition qu'ils ont posée pour débloquer 130 milliards de nouveaux prêts à la Grèce. Une quarantaine de députés de la coalition (Droite-Gauche) au pouvoir ont manqué à l'appel pour voter le texte.Lancé . A Kourou, en Guyane: lancement, tout à l'heure, de la première fusée Véga, un nouveau lanceur qui vient compléter la "gamme" de l'Agence spatiale européenne. Plus petit, il permettre à l'Europe de se placer sur le créneau des petits satellites: un marché très porteur.

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