"Ne vous inquiétez pas, nous n'oublions pas Canal+!", c'est ainsi qu'Arnaud Lagardère a conclu, la semaine dernière, une rencontre avec des analystes financiers, exercice obligé, à l'occasion de la présentation des résultats du groupe qui porte son nom. Arnaud Lagardère l'a promis: "2013, pour son entreprise, sera l'année des cessions". Celle, d'abord, de son paquet d'actions EADS, la maison-mère d'Airbus. Une vente qui mettra fin à la présence de Lagardère dans l'aéronautique "de papa". Cette sortie est en bonne voie, désormais, et Arnaud Lagardère promet de "gâter" ses actionnaires à cette occasion. Mais le compagnon de Jade Foret a promis de conclure, cette année également, une autre cession importante, la vente, cette fois-ci, de ses actions Canal+. 20% du capital de la chaîne cryptée sont entre ses mains. Il n'en veut plus mais, depuis 2 ans, Lagardère n'arrive pas à les céder. Vivendi, qui détient les 80% restants, a refusé de les lui acheter à bon prix. Et l'introduction en bourse, autre sortie envisagée, n'a pas pu se faire, en raison de la crise. Bref, Lagardère est coincé, avec ses actions "Canal" mais il vient, peut-être, de trouver la parade. C'est le Figaro qui révèle l'information, ce matin. Elle vient d'être confirmée officiellement: Lagardère a décidé d'assigner en justice Vivendi. La querelle prend une tournure judiciaire. L'objectif est limpide: Lagardère veut toucher son vieil ennemi Vivendi, au portefeuille (le point sensible de Videndi aujourd'hui) pour le faire céder, et lui faire accepter. Soit de lui racheter ses actions "Canal", soit de laisser Lagardère les introduire en bourse. Concrètement, en portant plainte, Lagardère demande que Canal+ France cesse de faire remonter sa trésorerie au niveau de sa maison-mère. 1 milliard 600 millions d'euros, quand même. Lagardère accusant Vivendi d'aspirer ce pactole pour financer ses propres opérations, au détriment des actionnaires de Canal+... donc de lui-même. L'argent, estime Arnaud Lagardère, devrait rester au sein de la chaîne cryptée pour financer son développement. Ou -encore mieux!- permettre de distribuer des dividendes.

Pertes historiques. PSA Peugeot Citroën vient d'annonce des pertes historiques: 5 milliards d'euros au total, une somme "astronomique", due en grande partie à des dépréciations d'actifs, passées dans les comptes, mais la perte opérationnelle s'élève quand même à 1 milliard d'euros. Le chiffre d'affaire est en recul, lui, de 5%. Sur le plan social, hier, 4 syndicats de PSA, dont SIA (majoritaire sur le site d'Aulnay) se sont dits prêts à accepter les conditions du plan social, avancées par la direction.

En recul. Autre résultat financier, publié ce matin: celui de la Société Générale. Les bénéfices sont divisés par 3, à 774 millions d'euros. On attend, maintenant, les résultats de Total, dans les minutes qui viennent.

En diffculté. Harmonia mundi, à son tour, victime d'internet, du téléchargement et des achats en ligne. L'éditeur indépendant et distributeur de musique, basé à Arles, a décidé de fermer 15 boutiques, sur la trentaine qu'il possède en France. 38 emplois vont être supprimés. "La chute du marché du disque, "-71% en 11 ans" précise la direction ne permet plus de préserver notre équilibre financier.

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