Oui, qui croire ? Les banques, ou ceux qui affirment qu'elles ne jouent pas le jeu ? Ce n'est pas si facile de répondre à cette question. On pourrait, par penchant naturel, par réflexe, avoir envie de "taper" sur les banques, d'autant qu'elles ne se gênent pas, elles, pour nous "taper" tout court (il suffit de lire les relevés de frais bancaires qui arrivent, en ce moment, dans nos boîtes aux lettres), mais ce serait, sans doute, un peu trop facile. En fait, il n'est pas certain que quelqu'un ait une réponse claire et nette, à cette question. René Ricol, par exemple. Il est le "médiateur du crédit". Il a été choisi par Nicolas Sarkozy pour vérifier l'engagement pris par les banques : distribuer plus de crédits aux particuliers et aux entreprises, en échange de l'aide de l'Etat (qui s'apprête à rajouter d'ailleurs, plus de 10 milliards d'euros aux premiers 10 milliards versés.) Qu'a dit le médiateur, hier ? "Les banques jouent le jeu". On peut le suivre sauf que, dans le même temps, il rapporte 900 cas d'entreprises qu'il a aidées - lui, dit "sauvées" - d'une faillite, faute d'un accord de financement de leur banque. Conclusion inverse, donc : certaines ne jouent pas le jeu. BNP-Paribas, par exemple, pour le cas d'une entreprise de Pornic, en Loire-Atlantique. Pourtant, sur une page complète de publicité, publiée ces jours-ci dans la presse, ses 2 patrons, Michel Pébereau et Baudoin Prot l'écrivent : "Venez chez nous, si vous avez un projet à financer : un logement, des études, une entreprise..." Alors oui, qui croire ? Le président de l'eurogroupe, en tout cas, est à classer dans le rang des sceptiques : "les Etats doivent réfléchir à des formes de "pressions légales" pour forcer les banques à distribuer plus de crédits", affirme Jean-Claude Junker. Sauf que lui, comme d'autres, le sait : c'est aussi le contexte économique qui explique cette frilosité (pour le coup) générale. Celle des banques, ok... mais aussi celle des entreprises (qui retardent leurs investissements) et celle des particuliers (inquiets ou qui attendent, par exemple, dans l'immobilier, que les prix continuent de baisser.) C'est fait (1). Air France KLM entre au capital d'Alitalia. Les négociations auront duré 2 ans, au total, avec pas mal de rebondissements. Finalement, Air France-KLM prend 25% de sa consoeur italienne, la "nouvelle Alitalia", redimensionnée. Coût de l'opération : 323 millions d'euros. Air France-KLM affirme que c'est une bonne affaire qui lui permet, notamment, de contrer sa principale concurrente, la Lufthansa. C'est fait (2). En Allemagne, accord, hier soir, au sein de la coalition au pouvoir pour un 2ème Plan de relance à 50 milliards d'euros. C'est fait (3). En France, "feu vert" pour un 4ème opérateur de téléphonie mobile, derrière Orange, SFR et Bouygues. Le gouvernement va lui réserver une partie de la 4ème licence, mise aux enchères. Free est le plus crédible. "C'est une bonne surprise" ont commenté, hier, les consommateurs d'UFC-Que choisir. Le nouvel opérateur ne sera pas opérationnel avant fin 2010. "Coup de mou" à la bourse de Tokyo, ce matin. Elle vient de terminer en baisse de presque 5%. Sony et Toshiba inquiètent : ils pourraient, prochainement, annoncer des pertes d'exploitation.

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