On l'entend souvent, chez les économistes, depuis la crise financière: "il ne faut pas se faire d'illusion: d'autres bulles spéculatives viendront un jour ou l'autre. Et nous éclateront à la figure!". Les plus audacieux se risquent même à un pronostic: après Internet, après les subprimes, la prochaine bulle sera... verte! C'est exactement contre une "bulle verte" que vient d'agir en urgence, le gouvernement français. (Cette histoire, je la vole aux Echos, qui la racontre très bien ce matin). Depuis 2006, pour favoriser le développement de l'énergie solaire, l'Etat français oblige EDF à racheter, à ses clients et à un tarif préférentiel, l'électricité produite par les panneaux photovoltaïques, installés sur leurs toits. C'est très intéressant: le kilowottheure est racheté 58 centimes contre 31 sur le marché. Mais voilà, ça ne pouvait pas durer, comme ça, longtemps et depuis la fin de l'année dernière, beaucoup anticipent une baisse du prix de rachat et se sont donc rué pour déposer un dossier avant le changement des conditions. Alors que 5 mille demandes étaient déposées, chaque mois (depuis le démarrage du dispositif), en novembre et en décembre dernier, le rythme est passé à 3 mille dossiers par jour! On peut parler de spéculation parce que nombre de projets concernaient des bâtiments qui n'existaient pas et qui n'avaient même pas obtenu de permis de construire! Si tous les dossiers déposés, en urgence, fin 2009, s'étaient finalement concrêtisés: les objectifs du Grenelle de l'environnement pour 2020 auraient été, dès aujourd'hui, atteints! Difficile à croire. Surtout, la note aurait été gigantesque: la surcharge pour EDF... obligé d'acheter cette électricité solaire plus chère... aurait été de presque 3 milliards par an. Et sur 20 ans -durée légale de ces contrats-: de 56 milliards d'euros!. Avec à la clé des augmentations de facture d'électricité pour les Français de 10 à 11%! C'est cette "petite bombe"que le gouvernement a désamorcé, hier. Il a annoncé, qu'il resserrait les conditions d'accès à ce système... histoire d'éliminer les dossiers les plus "opportunistes". Une première "bulle verte" vient, donc, d'éclater mais, semble-t-il, sans faire de dégâts! La France n'est pas le pays qui travaille le moins! C'est la conclusion d'une étude que publie, ce matin, l'INSEE (étude comparative der 10 pays, proches économiquement). Elle éclaire, à sa manière, le débat -jamais clos!- sur les 35 heures. Selon l'INSEE, la durée annuelle du travail en France (rapporté en nombres d'heures travaillées) est, aujourd'hui, supérieure à celle des Allemands et des Néerlandais. Elle est au dessous, mais toute proche de celle des Italiens, des Suédois et dans une moindre mesure, des Britanniques. En 60 ans, le temps de travail a fortement baissé. Partout. Mais chez nos voisins (note l'INSEE), c'est surtout en raison de la généralisation du travail à temps partiel (la plupart du temps, pour les femmes), alors qu'en France, ce sont les salariés à temps complet qui en bénéficient... via les 35 heures. L'assurance-vie... moins rentable cette année. Le rendement moyen devrait se situer autour de 3,6%. C'était 3,9%, l'année dernière. Eric woerth et le bilan définitif de sa cellule de régularisation fiscale, à Bercy. 3 500 personnes se sont présentées. Le fisc a récupéré 700 millions d'euros d'impôts divers et variés. Et environ 4 milliards d'euros ont été rapatriés, en France. Crash boursier. Tout près de la faillite, Japan Airlines s'est effondré en bourse, ce matin, à Tokyo: -81% dès le début de la séance. Sa cotation a été bloquée. L'action ne vaut plus que 7 yens... 5 centimes d'euros!

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