L'histoire n'a commencé qu'hier, mais elle prend déjà les proportions d'une belle polémique. Elle a valu, hier soir, un échange "aigre-doux" public entre Eric Besson, le ministre de l'Industrie, et Jean-Ludovic Silicani, le patron de l'Arcep, l'Autorité, qui en France, surveille, régule le secteur des télécommunications. C'est une agence indépendante aux pouvoirs importants: surveillance des opérateurs, attribution des fréquences. La petite passe d'armes d'hier soir, s'est produite à l'occasion d'une traditionnelle et banale cérémonie des voeux. "Je ne veux pas votre mise sous tutelle, ni la remise en cause de votre indépendance" a juré, au micro, le ministre. "Il existe une ligne au delà laquelle, (pourtant, NDLR) la coopération devient confusion" lui a rétorqué le régulateur, dans son discours, qui n'a, semble-t-il, été informé des intentions du gouvernement, qu'hier matin. Ce qui est en cause dans cette histoire, c'est un amendement surprise du gouvernement, qui doit être examiné, dès ce matin, à l'Assemblée nationale. Un amendement à un projet de Loi qui promet de renforcer l'indépendance du régulateur des télécoms. Mais un amendement qui donne l'impression de faire exactement le contraire puisqu'il propose de créer, au sein de l'Arcep, un poste de Commissaire du gouvernement. Sorte "d'oeil de Moscou", il aura accès à tous les documents internes de l'Autorité. Il assistera aux débats entre les membres du collège. Et il pourra même ajouter des points à l'ordre du jour. Pour le ministre, qui avance l'exemple d'une autre autorité de régulation, celle de l'énergie, qui fonctionne sur ce mode, il s'agit, simplement, de "renforcer le dialogue" entre cette autorité indépendante et le gouvernement. A l'Arcep, l'interprétation est inverse. On vit l'arrivée d'un Commissaire du gouvernement, comme une intrusion génante, une mise sous surveillance ("sous tutelle"...), et même comme un danger. Dans son discours, hier, Jean-Ludovic Silicani, le patron de l'Arcep, a rappelé un prédécent fâcheux: la faillite du Crédit Lyonnais. "De multiples experts, a-t-il dit hier dans son discours, ont diagnostiqué son origine: la confusion des interêts de l'Etat régulateur et de l'Etat actionnaire". On pense, alors immédiatement à France Telecom, dont le premier actionnaire reste, précisément, l'Etat français. On se souvient aussi qu'Eric Besson est le tenant d'une politique industrielle volontariste, qui induit l'émergence et la défense de "champions nationaux". En combinant ceci et cela, certains n'hésitent pas à dire que si un Commissaire du gouvernement avait été installé, il y a quelques mois, l'Arcep n'aurait, par exemple, jamais attribué à Free, la 4ème licence de téléphonie mobile. Le nouveau taux de rémunération du Livret A. C'est une bonne nouvelle pour les épargnants: le taux du Livret A va passer à 2%, au 1er février prochain. Contre 1,75% actuellement. On peut déduire cette augmentation de l'évolution de l'inflation, fin décembre. Un chiffre que vient de publier l'INSEE. Et là, on ne sourit plus: la hausse des prix en France s'accélère. Elle se situe à 1,8% sur un an. Joli coup. Bouygues télécom -joli "coup de pub"- annonce qu'il a décidé de ne pas répercuter l'augmentation de la TVA sur ses forfaits de téléphonie mobile. Contrairement à ses concurrents.

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