Les DRH des 2 entreprises se sont rencontrés, en avril dernier. L'un devait alors préparer un plan social massif. L'autre avait le problème inverse: il doit recruter 3 mille personnes, cette année, en France, et a du mal à trouver les bons profils. Sans surprise, le DRH de Peugeot Citroën et celui de l'équipementier aéronautique Safran se sont rapidement entendus. 2 "forum emploi" ont ainsi été organisés sur des sites PSA, en Ile-de-France. Safran y a collecté 300 CV, au total, et estime aujourd'hui qu'elle pourrait trouver, dans les effectifs du constructeur automobile, jusqu'à 400 personnes, immédiatement employables chez Safran. 400 ingénieurs, techniciens ou ouvriers qualifiés. Hasard du calendrier, hier, "jour noir" pour l'industrie automobile française et l'industrie française, tout court avec l'annonce massue de PSA, était aussi le jour d'un rendez-vous fixé de longue date avec les responsables de la communication du groupe Safran. Ce sont elles qui racontent volontiers ce "deal" passé entre leur société et PSA. Le déjeuner est organisée à 2 pas de la maison de Radio France. Dans le restaurant du vainqueur de l'émission télé "Top Chef" (très bonne cuisine, service un peu long et des serveuses recrutées à la sortie plutôt d'une boîte de nuit branchée que de l'école hôtelière, mais je m'égare). Safran, récemment, a fait la une, avec le salaire de son patron. L'Etat, qui possède 30% du capital, a refusé, pour l'exemple, de valider, en Assemblée générale, son parachute doré et sa retraite chapeau. L'affaire a été très médiatisée pour une entreprise peu connue du grand public. Elle a éclipsé les résultats flamboyants du groupe. Présent dans l'aéronautique, la défense et la sécurité, le groupe affiche une santé économique "insolente" par les temps qui courent: un carnet de commandes remplis pour les 5 prochaines années, quelques milliards d'euros de contrats signés, une entrée récente au CAC 40 comme une consécration, et donc, parfois, des difficultés à recruter. Hier, le contraste était franchement saisissant au moment où PSA supprimait 8 mille emplois, parlait d'un marché -celui de l'automobile- en chute libre. Et dénonçait également le coût du travail "trop cher" en France. Chez Safran, les 2 tiers des salaires du groupe sont en France. Et 80% de ses ventes se font à l'étranger.

Et si on taxait le Livret A? C'est la Cour des comptes qui fait cette proposition. Le gouvernement -on le sait- souhaite doubler le plafond du livret A: le passer de 15 mille 300 euros (maximum) à 30 mille 600. Pour 2 raisons (d'abord, orienter l'épargne vers le financement des entreprises, et ensuite trouver de l'argent pour la Sécurité sociale), la Cour des comptes propose de soumettre à prélèvements sociaux. C'est-à-dire de taxer à plus de 15% (CSG et CRDS) les sommes qui dépasseront le plafond actuel. On ne sait pas, à ce stade, si le gouvernement va reprendre à son compte cette idée.La Chine ralentit. La Chine ralentit. Le PIB chinois n'a progressé (si l'on peut dire) que de 7,6% au 2ème trimestre de cette année (en rythme annuel). Chiffres publiés, cette nuit. L'économie chinoise était sur un rythme nettement supérieur, ces derniers mois et ces dernières années.PAS dégraisse. Le gouvernement juge 'insuffisantes" les justifications avancées par la direction pour supprimer 8 mille emplois. Il donne 15 jours à un expert indépendant pour dresser un diagnostic précis de l'entreprise.

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