L'initiative laisse perplexe plus d'un observateur. Tous se posent cette question, simple: "que vient faire Stanley Fischer dans cette affaire?". Stanley Fischer, c'est l'actuel gouverneur de la Banque centrale d'Israël, et samedi soir, à la surprise générale, il a annoncé être candidat au poste de Directeur général du FMI. Entre l'Arabie Saoudite et l'Egypte, nouvelles étapes de sa "tournée mondiale", Christine Lagarde a appris la nouvelle. La ministre française, qui fait figure de favorite, n'a fait aucun commentaire public sur l'apparition de ce nouvel adversaire. Alors qu'on semblait se diriger vers un simple "duel" entre elle et le Mexicain Agustin Carstens. Stanley Fischer vient, donc, jouer les troubles-fête mais, sa candidature soulève quelques questions. Pas sur sa compétence, elle n'est contestée par personne. Au contraire. C'est un économiste sérieux, reconnu. Il est apprécié à son poste actuel. Et il connaît, aussi, "comme sa poche" le FMI: il en a été son directeur général adjoint pendant 7 ans. A ce titre, il a eu à gérer les crises mexicaine, asiatique et russe. Il a laissé d'ailleurs, le souvenir d'un rigoriste, tenant d'un FMI "pur et dur". Celui que dénoncent les altermondialistes. Mais "il a retenu la leçon des erreurs du FMI dans les années 90" jure l'un de ses soutiens. Qu'est-ce qui gêne alors dans cette candidature? Tout simplement, c'est le fait qu'elle a peu de chance d'aboutir! Stanley Fischer a 67 ans. Or, l'âge limite, fixée par le FMI, c'est 65 ans. Sa candidature pourrait, donc, être retoqué. D'entrée. Autre obstacle: sa nationalité. Ou plutôt "ses" nationalités, puisqu'il est, à la fois, Américain et Israélien. Sorte de "double handicap". Israélien, il n'aura pas le soutien des pays arabes. Américain, il se verra reprocher de vouloir s'emparer du FMI, alors que les Etats-Unis dirigent, déjà, la Banque mondiale! Stanley Fischer sait évidemment tout ça. Et comme il sait aussi très bien comment on mène campagne pour ce poste (il a tenté une première fois en 2000), on peut penser qu'il a pris, et obtenu, certaines garanties avant de se lancer. Notamment auprès de l'administration Obama. "Les chances de Christine Lagarde sont toujours aussi fortes", assure un observateur, "mais l'affaire vient de se corser. Et c'est tant mieux." Combien rapporte ce lundi de Pentecôte? Cette "journée de solidarité" a été instaurée en 2004. Un jour travaillé, qui sert à financer la prise en charge des personnes âgées et handicapées. Depuis 2008 -et pour mettre fin aux cafouillages-, elle n'est plus obligatoire. Reste la "taxe sur la masse salariale", payée par les salariés qui travaillent 7 heures gratuitement, que ce soit aujourd'hui ou un autre jour. La journée de solidarité a rapporté 2 milliards 4, l'année dernière. Selon l'Association des Directeurs de maisons de retraites, près de 400 millions d'euros sont "détournés" par l'Assurance maladie. "Faux" rétorque le gouvernement: "tout l'argent récolté est intégralement consacré à l'aide à l'autonomie". > La dernière idée de la Grèce, pour renflouer ses caisses: elle va vendre ses quotas de CO2, sur le marché européen des droits d'émission: les droits à polluer. L'opération pourrait lui rapporter jusqu'à 170 millions d'euros. La première vente (une tranche d'un million de quotas de CO2) devrait avoir lieu demain.

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