"C'est le symbole de la mise en relation. L'idée d'une cordée, comme en haute-montagne: le guide et son client partageant le même risque". C'est ainsi que Nicolas Dufourq décryptait récemment le logo, tout neuf, de sa banque, la Banque Publique d'Investissement. Il en est le Directeur général. Un logo gris et jaune, avec un i stylisé: 2 points, l'un au dessus, l'un au dessous. Ce qui donne bien 2 points reliés par un trait: la "mise en relation" donc. La "cordée", qui semble, en fait, si mal fonctionner à la tête de ce nouvel établissement public. La BPI, c'était l'une des promesses de campagne de François Hollande: la fusion de plusieurs structures d'aide au financement et au développement des entreprises françaises. Une banque, donc, qui ne spécule pas mais finance l'économie ("mon adversaire c'est la finance") mais qui doit encore déterminer, précisement, sa manière d'opérer, sa "doctrine d'investissement", comme on dit. Mercredi, Nicolas Dufourq doit la dévoiler aux députés et aux sénateurs, mais depuis plusieurs semaines, elle fait l'objet d'une vive polémique, publique, entre le Directeur général de la BPI (Nicolas Dufourq, donc) et celle que François Hollande a choisi de placer à la vice-présidence de la banque, Ségolène Royal. Il y a un mois, l'ex-candidate à la Présidentielle avait une première fois recadré son DG. C'était au sujet de la raffinerie de Pétroplus (mais aussi des haut-fourneaux de Florange). "Pas un bon business pour la BPI" avait dit Nicolas Dufourq, "notre objectif, c'est la France de 2030!". Ségolène Royal avait parlé, immédiatement, de "grave dérapage". Nicolas Dufourq s'était excusé: "c'était des propos de table, censés rester "off". Avec Ségolène Royal, on dit, en fait, la même chose: il faut à la fois sauver Pétroplus et préparer la France de 2030" corrigait-il. On croyait l'incident clos mais la semaine dernière, dans une interview accordée à Libération, Ségolène Royal a relancé la polémique: "La BPI ne doit pas être un jouet aux mains des inspecteurs des finances" (visant clairement Nicolas Dufourq). "Un Directeur général obeït à son Conseil d'administration" précisait encore Ségolène Royal insistant pour que la banque reste "sobre": pas de train de vie d'une banque privée, dit-elle. "pas utile de dépenser trop pour un nouveau logo, ou l'embellissement du siège social". Enfin plus fondamentalement, Ségolène Royal soulignait: "il n'y a pas de bons investissements, pas du "bon business" pour la BPI. Elle doit être une banque "patiente", y compris en aidant des entreprises en difficulté. "Si je pose les questions qui dérangent, c'est que nous sommes encore en période de rodage, et c'est parce que je veux absolument que cette banque réussisse", précisait encore Ségolène Royal.

Chute. Le patron de TF1 s'en prend à M6. C'est un nouvel épisode de la "guerre des chaîne". Dans le Figaro ce matin, Nonce Paolini accuse sa concurrente M6 de mener une "guerre des prix" sur les spots de pub. Une guerre "féroce", un "effondrement" des prix qui détruit de la valeur" affirme le PDG de TF1. "Cette guerre n'est pas dans l'intérêt des chaînes, des annonceurs, ni des téléspectateurs" dit encore Nonce Paolini, pour qui cette "guerre des prix" est l'une des raisons qui explique les mauvais résultats de TF1 au premier trimestre: une baisse de 12% de ses recettes publicitaires.

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