C'est tout sauf des voeux de "promt rétablissement". Samedi soir, Lee Kun-Hee, le patron de l'empire Samsung, a été victime d'un infarctus. Hospitalisé au Samsung Medical Center, de Séoul, il a été opéré dimanche matin. Depuis "son état est stable. Il respire, dit son entourage, "sans assistance" et le groupe Samsung fonctionne normalement. Lee Kun-Hee est hospitalisé, va mal mais, à la bourse, le titre Samsung s'est envolé, hier: +4% en une seule séance, soit sa plus forte hausse journalière depuis presque 10 mois. On savait le monde des affaires et de la finance sans pitié, en voilà, une nouvelle preuve. A la bourse, les soucis de santé de la l'homme le riche de Corée du Sud, 72 ans, -c'est comme ça- sont, d'abord, vus comme une opportunité de changement: une succession accélérée à la tête de l'entreprise et donc la promesse d'une restructuration rapide du groupe, tant espérée par les investisseurs. En Corée, l'affaire n'est pas mince. Samsung, c'est un immense empire: ses revenus représentent quasiment un quart du PIB de Corée du Sud, 13% des exportations. Samsung, c'est un conglomérat, un enchevêtrement de presque une centaine de sociétés. Les activités de Samsumg vont des parcs d'attraction à l'assurance, en passant par les voitures, la santé et, bien-sûr, l'électronique grand public, devenu le "coeur" du système: ses télévisions à écrans plats, ses smartphones, se sont imposés dans le monde entier. En Corée, l'influence politique de Samsung et de son patron est énorme. Ce qui leur a permis de contrer, par exemple, toute tentative de mise à mal du système des conglomérats, dans le pays. Ce qui lui a permis, aussi (au patron), d'échapper à la prison, il y a quelques années, reconnu coupable d'évasion fiscale. Lee Kun-Hee, aujoud'hui, hospitalisé, fragilisé, sa succession va, peut-être pouvoir s'engager: c'est ce qu'espère la bourse, qui a donc acheté des titres Samsung en masse, hier. C'est son fils qui devrait assurer la relève, mais ça n'allait pas de soi, il y a quelques années encore. Il y a eu des procès, au sein de la famille. Entre le grand patron et son frère, par exemple. Un vrai "feuilleton à la Dallas", racontait le journal "Le Monde", il y a quelques mois. Sa fille, jugée très compétente, aurait pu, aussi, prétendre à la succession. Mais, voilà, c'est une fille. L'espoir maintenant, c'est que Samsung, précisément, sorte de cette organisation quelque peu monarchique, archaïque, hyper-hériarchisée. Une organisation qui détonne dans le monde de la high-tech. Mais qui lui a assuré, force est de le constater, un sacré succès jusqu'ici.

AtomicRapport. tUn rapport de la Cour des Comptes fustige la gestion passée d'Anne Lauvergeon, à la tête d'Areva. Il s'agit, en fait, d'un pré-rapport, dont "Les Echos", ce matin, publie un résumé... accablant. Anne Lauvergeon est au centre des critiques. "Forte personalité" qui explique un "certain nombre de difficultés du groupe, notamment ses relations avec sa tutelle" écrit la Cour. Anne Lauvergeon concentrait tous les pouvoirs. Le Directoire d'Areva "a pu ainsi prendre seul la décision de signer le contrat de l'EPR finlandais, source de perte de 3 milliards d'euros" peut-on lire. Le rapport pointe encore la rémunération d'Anne Lauvergeon "qui a connu une progression très rapide au cours de son second mandat". Le chapitre consacré à l'affaire Uramin (le rachat de mines d'uranium, qui s'est avéré très décevant) est l'un des plus critiques, a en croire "Les Echos", parlant de "fautes individuelles ou de manquements, voire de dissimulation".

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