Le 7/9 en vadrouille: Montchamp Lablachère (4ème étape)Journée ardéchoise, dans l'ombre de Pierre Rabhi.

Au téléphone, on nous avait prévénu: "attention aux distances: tout prend plus de temps sur les routes sinueuses d'Ardèche". Comme un gimmick, on nous a répété cette phrase, à chaque étape: "ici, on compte en temps, en durée... pas en kilomètres!". C'est à Rosières, en prenant tout le temps qu'il faut, donc, qu'on est allé à la rencontre d'un brasseur artisanal. Patrick Copett, pourrait-on dire, fait du "Pierre Rabhi" sans le savoir. Bien sûr, il le connaît de nom, mais sans plus : "je n'ai jamais assisté à l'une de ses conférences" dit-il. Cela dit, "produire et consommer localement", c'est un principe qu'il applique, depuis la création de sa brasserie, il y a 2 ans. Alors, d'accord, il n'est pas possible de trouver du houblon ardéchois, même s'il en pousse de manière sauvage. Du malt, en revanche, ce sera bientôt possible. "Le miel", rigole-t-il, qui sert à la fabrication d'une bière au miel de châtaigniers, typiquement ardéchoise, "le miel utilisé est bien fourni par des abeilles du coin!". En fait, le principe du "circuit court" colle bien à ces bières artisanales, dont le succès ne se dément pas, depuis quelques années.

Pierre Copetti

Nos bières sont du producteur au consommateur, des bières artisanales, locales, fabriquées avec des ingrédiente si possible de la région

La région Rhône-Alpes compte quelque chose comme 90 micro-brasseries.Pierre Rabhi, il en a été question au long de notre voyage entre Issoire et l'Ardèche.Pause carburant, à la mi-journée hier, sur la Nationale 102, à une 60aine de kilomètres de Lablachère. Le patron de la station service nous sert. On lui parle de notre destination "on va chez Pierre Rabhi" lui dit-on contents. Lui n'est clairement pas impressionné.

Il est très gentil ce monsieur mais avec l'économie solidaire il n'y aura bientôt plus du boulot pour personne...

Et après avoir payé, il ajoutera: "vous êtes nombreux pour aller l'interviewer Pierre Rabhi, ça se voit que c'est le contribuable qui paie!".Mais évidemment, on croise aussi des gens séduit par le message de Pierre Rabhi.Philippe Geai est professeur de biologie. Il a adhéré, quelques années durant, à "Terre et Humanisme", l'association de Pierre Rabhi. Il est allé en Afrique, avec lui, apprendre à faire du "composte à l'africaine". Il est convaincu par son message, oui, mais doute de sa capacité à s'imposer.

Qui est capable à l'heure actuelle de dire : 'je reste dans la sobriété' ou je suis capable de diminuer un peu. ...

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