Ce sont les Français qui ne sont "pas si nuls". Pas aussi nuls en économie que l'on dit. Et pas aussi nuls qu'ils le pensent! C'est ce qui ressort d'un sondage et d'un test grandeur nature que vient de réaliser le Codice, un organisme gouvernemental chargé d'aider à la diffusion et à la compréhension de l'économie chez les Français. Et c'est aussi l'objectif des 2èmes Journées de l'Economie, qui se déroulent, ici, à Lyon. Alors d'abord le sondage. Il est intéressant. On a demandé au traditionnel "échantillon représentatif des Français" de dire s'ils trouvaient leurs concitoyens bons ou mauvais en économie. Résultat (sans appel): deux tiers des personnes interrogées jugent le niveau de connaissance générale en économie des Français "mauvais". 17% l'estiment même "très mauvais". C'est drôle, parce qu'en revanche, quand on demande aux mêmes personnes de juger leur propre niveau de connaissance, là le résultat est bien meilleur: ils ne sont plus qu'une moitié seulement à s'estimer mauvais (détail suplémentaire: les hommes sont encore beaucoup plus sûrs d'eux même que les femmes dans cet exercice d'auto-évaluation: 56% se jugeant plutôt bons!). Mais, c'est là où on en vient (après le sondage) au "test grandeur nature" (toujours mené par le Codice): il montre que les Français, finalement, n'ont pas à rougir de leur niveau en économie. Ce test, c'est une série de questions (27 au total) qui permet de mesurer les acquis de chacun, en économie. Moyenne obtenue (sur un échantillon d'un peu plus d'un millier de personnes): 9.5 sur 20. On n'est pas loin de la moyenne. Ce n'est pas si mal, d'autant que sur les questions qui portent sur le raisonnement économique (comprendre l'offre et la demande, le principe de rareté...), la moyenne grimpe à plus de 11 sur 20. La connaissance d'un certain nombre de concepts et de définition n'est pas mauvaise non plus. En revanche -catastrophe!- sur les questions de calcul économique (calcul d'un taux de croissance, par exemple, ou d'un taux d'intérêt, voire la comparaison de 2 forfaits téléphoniques), les Français testés obtiennent 6 sur 20! Il va falloir travailler, là, non seulement son économie, mais aussi ses mathématiques! Ibéria et British Airways vont fusionner. Les négociations officielles ont commencé, il y a presque un an et demi. Elles ont été difficiles, parfois proches de la rupture, mais c'est donc fait: les 2 compagnies ont signé, hier soir, un accord de fusion pour constituer le 3ème groupe aérien mondial en terme de chiffre d'affaires. L'Espagnole et la Britannique font, en fait, exactement comme Air France et KLM, avant elles: elles vont créer une holding commune, qui chapeautera les deux compagnies. Les deux marques à l'identité nationale forte: Ibéria et British Airways, subsistent. Les deux "hubs" de Londres et Madrid, également. Philippe Varin, le patron de PSA Peugeot Citroën, veut améliorer la rentabilité de son entreprise. Il a présenté, hier, ce qu'il appelle un "Plan de Performance". Il passe par la suppression de 6.000 emplois en France d'ici à 2012. Et le lancement d'une demi-douzaine de nouveaux modèles. L'or: la hausse continue. 1.123 dollars l'once d'or, hier.

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