A la mi-journée, hier, le responsable des relations avec la presse de Faurecia chuchotait dans son téléphone. "Je suis à Londres... en pleine conférence avec les investisseurs, je ne peux pas vous parler". On lui pose, quand même, notre question: "est-ce que vous confirmez la dépêche AFP qui annonce mille 500 suppression d'emplois chez Faurecia? Réponse, toujours chuchotée: "je viens de le dire à vos confrères de France Info et d'Europe 1 (merci de signaler que j'arrive après les autres!), je ne sais pas de quoi vous parlez. Je vous traduis, poursuit le chargé de la commuication de Faurecia, le "slide" qui vient d'être présenté, ici, aux investisseurs (la "diapositive" en bon français): 1 500 postes supprimés en Europe de l'Ouest, c'est le bilan de l'année 2012. Rien de plus, rien de nouveau!". On raccroche. Rassuré. Mais à tort parce que, oralement cette fois-ci, et ses propos ne seront rapportés qu'en fin de journée, au cours de la même réunion de Londres, c'est tout autre discours qu'a tenu le patron de Faurecia: "en 2013, a-t-il dit, nous prévoyons des supressions d'emplois équivalentes à celle de 2012". 1 500 suppressions supplémentaires, donc! Soit 3 000 postes, au total, sur 2 ans. Auxquelles on peut rajouter encore, les mille 300 de 2011. Faurecia, premier équipemier automobile français, et filiale de PSA Peugeot Citroën, n'en finit plus de supprimer des emplois dans la "vieille Europe". Pour les suppressions de l'année prochaine, Faurecia ne donne aucun détail, à ce stade -les syndicats n'ont même pas été prévenus- mais il est impossible qu'avec une quarantaine de sites de production et de recherche, la France soit épargnée. En fait, Faurecia, qui n'a pas que PSA comme client, loin de là (le spécialiste des pare-chocs et des systèmes d'échappement fournit Volkswagen, Ford, Renault), Faurecia est en train, clairement, de délocaliser sa production à l'Est de l'Europe. Et c'est en 2016, que la "bascule" s'opérera. Plus de la moitié des effectifs européens du groupe se sitera, alors, en Europe centrale et Orientale. Et à la même date, l'Europe représentera moins de la moitié du chiffre d'affaires total de Faurecia.

En plus. Le prix du timbre va prochainement augmenter. La Poste a obtenu le feu vert, hier, de l'Arcep, l'autorité de régulation du secteur. Au cours des 3 prochaines années, le prix du timbre va pouvoir augmenter au même rythme que l'inflation + 1%. Selon les Echos, le prix du timbre rouge (le timbre "ordinaire", pour une lettre prioritaire), pourrait, du coup, augmenter dès le 1er janvier prochain, pour passer de 60 à 62 centimes.En plus. Les européens d'accord pour accorder un délai supplémentaire de 2 ans à la Grèce pour rétablir ses comptes publics. Coût de la décision: presque 33 milliards d'euros, jusqu'en 2016. En revanche, hier soir à Bruxelles, les ministres des finances de la zone euro n'ont pas réussi à s'entendre pour débloquer l'aide financière promise pour ce mois-ci.En plus. Amazon, le site américain de vente en ligne, reconnaît que le fisc français lui réclame 200 millions d'euros d'arrièrés d'impôts, d'intérêts et de pénalités. Bercy reproche à Amazon (comme elle le fait avec Google d'ailleurs et d'autres multinationales) de sous-déclarer son chiffre d'affaires, réalisé en France, en le faisant transiter par le Luxembourg, où l'impôt est plus léger.

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