"Nous sommes en 2013, et vous regardez l'ancêtre d'Internet". On connaît bien cette petite phrase. C'est le gimmick de "PPD", chaque soir, en ouverture des Guignols, sur Canal+. Dans le "Before", un peu plus tôt sur la même chaîne, le présentateur, Thomas Thouroude, a inventé une autre phrase-gimmick, très proche: "le Before, c'est le journal que vous regardez sur canal+.fr, mais aussi à la télé". Ce n'est, donc, pas nouveau, mais ça se confirme: internet et les nouveaux modes de consommation de la télé qui vont avec, c'est une vraie préoccupation, au sein de la chaîne cryptée. Ca peut aussi aider un animateur en manque d'audience: Mouloud Achour, qui a fait un bide avec la première de son émission,"Clique" -101 000 téléspectateurs seulement pour sa première- a expliqué que la Direction de la chaîne l'avait félicité, contrairement à ce qu'on pense, parce "les compteurs ont explosé... en replay, sur le web". Comment préserver son audience, préserver ses revenus alors que les habitudes changent radicalement, qu'on regarde la télé, de plus en plus, sur son écran d'ordinateur ou sa tablette, en décalé et par petits morceaux, Canal+, hier, a répondu, en partie, à la question: en pactisant avec le "diable"! La chaîne a annoncé, qu'à partir du mois prochain, YouTube, la plateforme de vidéos en ligne, reprendra, officiellement, ses programmes, en télévision de rattrapage. Canal+, y compris ses filiales, D8, D17 et i-télé, va lancer une vingtaine de "chaînes YouTube". En fait, la reprise de ses programmes en clair, et principalement de ses programmes courts, ceux qui ont un "fort potentiel viral", comme disent les professionnels. Ceux qui pourront faire "le buzz", pour le dire plus clairement. Le changement de pied de Canal+ saute aux yeux: jusqu'à présent, privilégiant son propre site web, elle faisait, systématiquement, retirer les extraits de ses programmes qui apparaisaient sur YouTube. Là, elle passe un Accord avec le site internet pour une reprise maîtrisée de sa production. Canal+ aura la main sur tout, y compris la pub (ces spots qu'on ne peut pas contourner, avant le lancement de la séquence qu'on veut voir). La clé de partage avec YouTube reste secrète, mais généralement, le site prend un peu moins de 50% des recettes générées. Canal+ assume le virage, promet de développer une écriture spécifique au Net, annonce une chaîne dédiée aux nouveaux talents. Pour YouTube, c'est évidemment une bonne affaire qui colle à sa nouvelle stratégie: héberger des contenus professionnels, de qualité, haut de gamme. Et non plus seulement des vidéos de chats et de châtons tout mignons.

Aménagements. Le gouvernement tente d'éteindre la grogne sur la TVA. Sans doute parce qu'elle présente les mêmes caractéristiques que celle contre l'écotaxe: le dispositif est prévu de longue date (pour la TVA, cela fait plus d'un an que l'on sait qu'elle augmentera le 1er janvier 2014), et il multiplie les mécontentements. Pour éviter un mouvement général, le gouvernement, hier, a donc accordé certains aménagements. Pour les centres équestres, les contrats signés avant la fin de l'année, resteront taxés au taux réduit et un "fonds cheval", pour soutenir la filière, sera aussi créé. Le secteur du bâtiment a également obtenu un (petit) élargissement du périmètre de ces travaux taxés à 5,5%, et liés à la rénovation thermique.Impayés. Les impayés de salaires, causés par les défaillances d'entreprises, en hausse de presque 6%, sur un an. Les secteurs les plus touchés: l'immobilier, et l'hôtellerie-restauration.

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