Cette chronique économique a-t-elle un quelconque intérêt? Suis assez clair? Compréhensible? Suis crédible? Avez-vous confiance en moi? Je ne suis pas en pleine crise existentielle, ou en pleine parano, c'est la publication, dans les heures et jours qui viennent, de 2 enquêtes qui me pousse à me poser ces questions. Elles sont publiées à l'occasion des Journées de l'Economie, qui commencent, aujourd'hui, à Lyon, 3 jours de débats et de conférences: allez-y! Ces enquêtes testent, l'une et l'autre, l'intérêt des Français pour l'économie. L'une se demande, précisément "si on parle mal de l'économie dans les médias?". Si on mélange tous ces résultats, voilà le constat. D'abord, les Français s'intéressent à l'économie: 61% des personnes interrogées le disent, chiffre en hausse sur 1 an. Première conclusion: il faut garder cette chronique! Autre constat: très majoritairement, selon le sondage commandée par la Banque de France, à 62%, les Français se disent "bien informés" sur l'actualité économique. Deuxième conclusion: il faut m'augmenter! Est-ce que vous jugez que l'information économique est toujours compréhensible? Là... 58% des personnes interrogées, presque 6 sur 10, estiment que non, ils ne comprennent pas toujours ce qui est dit. D'où cette 3ème conclusion: arrêtons de parler de moi. Et regardons dans le détail, grâce à l'enquête, menée elle par le GATE, le Groupe d'Analyse et de Théorie Economique. Elle note, et ce n'est pas surprenant, que tout dépend, des thèmes économiques abordés. Si on parle "finances, banque, bourse", ça décroche. Vraiment. De même, s'il s'agit de "croissance" ou de "commerce international". La "vie des entreprise" est mieux perçue. Et puis la compréhension grandit quand on parle "inflation", "pouvoir d'achat", "emploi", "économie régionale". Si je traduis: mon information, il y a quelques instants sur "les Américains qui s'inquiètent pour la zone euro" est, sans doute, passée au-dessus de la tête de beaucoup de monde. Est-ce que j'aurais dû, pour autant, choisir cette autre dépêche tombée, ce matin: "convaincus de l'efficacité des pneus hiver, les Français hésitent à en acheter, en raison de leurs prix", je ne suis pas sûr, malgré tout. L'enquête dit une dernière chose: la compréhension de l'économie dépend, quand même, beaucoup de celui qui en parle. Economistes et journalistes sont considérés comme les plus pédagogues, même s'ils ne dépassent pas les 40%. On se rassure (ou on s'inquiète) en regardant le score des politiques, compréhensibles quand il parlent "économie", pour seulement... 3% des Français!

Worried. Les Américains s'inquiètent de la situation économique en Europe. C'est dit sans détour. Hier, le secrétaire américain au Trésor, a dit redouter une "décennie perdue" pour l'économie européenne. "Et le monde ne peut pas se le permettre". Jacob Lew exhorte les dirigeants européens à agir. La Banque Centrale Européenne ne peut pas tout, dit-il, il faut des réformes structurelles. En France, précise-t-il (comme d'autres), une réforme du marché du travail. Jacob Lew critique, également, l'austérité budgétaire, et note qu'en zone euro, la demande intérieure reste encore nettement inférieure à son niveau d'avant la crise financière de 2008/2009, crise, on peut quand même lui rétorquer, partie des Etats-Unis!

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