Ca peut surprendre mais à part quelques mots du président du Sénat, il n'a jamais été question de la réforme des retraites, hier midi à l'Elysée, lors du déjeuner que Nicolas Sarkozy offrait à une vingtaine de parlementaires de la majorité. L'un des convives l'a bien chucotté à son voisin: "on aurait pu se voir au dîner, quand même, après la fin des manifestations", le Président de la République lui semble-t-il, avait hâte, de parler "fiscalité" avec les députés et les sénateurs. Une manière, peut-être, de signifier qu'il est, déjà, passé à autre chose. Une vraie urgence en fait, puisque c'est aujourd'hui que les députés, en commission, entament l'examen des amendements au Budget 2011, et qu'il y en a 1 qui inquiète particulièrement le Chef de l'Etat: c'est celui soutenu par 125 députés UMP qui réclament la suppression concomitante du bouclier fiscal et de l'impôt sur la Fortune. Pour Nicolas Sarkozy, il était urgent d'éteindre l'incendie, et il semble qu'il y soit parvenu, en annonçant à ses invités que la réforme fiscale, qu'ils appellent de leur voeux, aura bien lieu. Pas cet automne, "ce serait trop précipité" mais au printemps prochain, avec une nouvelle Loi de Finances, qui réformera la fiscalité sur le patrimoine. Le déjeuner, du coup, s'est très bien passé, selon tous les convives. "Même les villepinistes se sont bien tenus" racontre un sénateur, "c'est dire"! Si ça s'est bien passé, c'est qu'il y en a eu, un peu pour tout le monde, en fait. Le Président n'a rien annoncé de concrêt et, du coup chacun a pu entendre ce qu'il voulait bien entendre. Pierre Méhaignerie, par exemple, estime qu'on pourra parler de tout, au printemps prochain: ISF, bouclier, taxation des plus-value mobilière et immobilière, impôt sur le revenu. Bref, "tout le système fiscal". "Non", pas tout à fait, rétorque un autre témoin: "le Président refuse qu'on parle de la TVA". Il ne veut pas entendre parler, non plus, d'une hausse d'impôts, notamment sur la dernière tranche de l'impôt sur le revenu, celle des plus riches. En fait, Nicolas Sarkozy, hier, a surtout livré à ses invités "l'argumentaire" pour expliquer son revirement à venir, sur le bouclier fiscal: "nos valeurs ne changent pas, a-t-il dit, nous n'avons pas à rougir de ce que nous avons fait, mais la crise (eh oui, la crise!) nous contraint à le supprimer, ce bouclier. La crise a révélé nos faiblesses en matière fiscale, notamment face à l'Allemagne": il faut les corriger, selon le Président. Des éléments de langage qui -on peut le parier- vont être bientôt repris en choeur. Google veut mesurer l'inflation sur Internet. Google décidément partout: sur le Net, dans les téléphones, dans les éoliennes, les voitures sans conducteur, et maintenant, donc, dans les statistiques! La compagnie californienne vient d'annoncer son intention de publier, prochainement, son propre indice des prix sur internet: un relevé quotidien grâce à sa base de données. Selon Google, les tests effectués sur les sites américains montrent, clairement, une baisse des prix des produits vendus sur Internet, depuis quasiment un an. Cet "Indice des prix Google" a évidemment ses limites: il ne pourra pas prendre en compte ce qui n'est pas vendu sur Internet. Et ça fait, encore, pas mal de choses. -0,1%. L'INSEE publie son estimation de l'inflation pour le mois de septembre: une baisse (-0,1%), et une hausse de 1,6% sur 1 an.

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