C'est un feuilleton à la fois très technique et grand public (il concerne, quand même, 1 salarié sur 10). Il prête à sourire même si, au fond, il est un peu ridicule, voire pathétique.Hier, on a compris, une nouvelle fois, que le SMIC n'augmentera pas le mois prochain.L'affaire dure, en fait, depuis 6 mois. Le SMIC, on le sait, est revalorisé chaque 1er janvier (avant c'était le 1er juillet). C'est une augmentation mécanique: elle est basée sur une formule qui mèle inflation et pouvoir d'achat, à laquelle peut s'ajouter ce qu'on appelle un "coup de pouce" du gouvernement. Depuis l'élection de Nicolas Sarkozy, ce "coup de pouce" n'est jamais venu... mais il ne s'agit pas de ça. Il existe, également, un autre dispositif qui peut s'avérer favorable aux smicards: c'est l'observation, mois après mois, de l'évolution de l'inflation. La Loi dit: si la hausse des prix vient à dépasser 2% (en prenant pour point de départ la dernière augmentation accordée), le SMIC doit être immédiatement revalorisé. Sans attendre le 1er janvier. Alors, avec le regain d'inflation qu'on a connu au début de l'année, tout le monde s'attendait à ce que ce dispositif soit enclenché, en 2011. Dans les magasins les prix augmentaient. A la pompe, l'essence coûtait plus cher: on y allait tout droit. Ce que les smicards perdaient en consommant, ils allaient le récupérer, un peu, avec cette augmentation anticipée du SMIC. Des économistes avaient sorti leurs calculettes, affiné leurs prévisions: ça devait être pour juin. Puis pour juillet. Pour août... ce n'est jamais venu. Et hier, la publication de l'inflation pour le mois septembre a été tout aussi cruelle que les précédentes: on y est toujours pas, à 2%! Il manque quelques centièmes de pourcentage! Il faut savoir que ce n'est pas l'indice global qui entre en compte mais un indicateur plus précis: l"indice des prix hors tabac des ménages urbains dont le chef est ouvrier ou employé". Celui-ci n'a toujours pas dépassé 2%. Hier, il a été fixé à 1,96%. 1,9578 pour être précis. En août, c'était pire: on était à 1,9912. Enrore raté. Les smicards doivent attendre.

Banquez! La Commission européenne exige une recapitalisation immédiate des grandes banques de la zone euro. C'est un revirement total: cet été, Bruxelles rejetait vigoureusement l'appel du FMI et de Christine Lagarde. Cette volte-face s'explique (tout le monde en est convaincu) par le fait que les Européens préparent bien un défaut partiel de la Grèce. Pour accompagner ce "choc", la Commission demande, donc, aux banques de renforcer leurs fonds propres dans les meilleurs délais. Les banques françaises répètent qu'elles n'ont pas besoin d'un apport de l'Etat. Ni même d'une augmentation de capital.Sodas, richjes et CO2. Adoption hier, en Commission des Finances à l'Assemblée nationale du volet "recettes" du Budget 2012. La "taxe sodas" a été doublée (comme prévu) mais aussi étendue à toutes les boissons contenants des édulcorants. La taxe sur les plus riches a été alourdie, également. En revanche, les députés ont rejeté la taxe carbone "exceptionnelle" qui devait peser sur les "gros" industriels, l'année prochaine. L'article devrait être soumis à nouveau au vote, la semaine prochaine, en séance publique.

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