Et maintenant, la Sécu. On l'avait, presque, oublié. Depuis des semaines, on parle beaucoup des mesures de rigueur, dans le budget 2013 de l'Etat. François Hollande chez Claire Chazal, il y a 10 jours a tranché: ce sera 30 milliards d'euros d'économies, mais le Président n'a pas parlé (et on ne lui a pas demandé) ce qui nous attend pour l'autre budget qui nous concerne directement: celui de la Sécurité sociale. C'est dommage, parce que le Journal du Dimanche, récemment, chiffrait à 2 milliards et demi les efforts supplémentaires qui seront demandés. On ne connaît pas, encore, quelles seront les mesures précises décidées mais ce matin, comme elle en a l'habitude, la Cour des Comptes va dévoiler ses propres propositions. Et certaines -comme d'habitude- vont faire hurler. Ceux qui ont pu lire quelques "bonnes feuilles" du Rapport qui sera rendu public, tout à l'heure affirment que c'est, sans doute, la partie consacrée aux retraités qui va faire le plus de bruit. 2 chapitres complets. Le premier vient rappeler que près d'un million d'entre eux vivent sous le seuil de pauvreté (10% des plus de 64 ans). Et la Cour prévient: le minimum vieillesse, qu'on accorde aux plus démunis et qu'on croyait en voie d'extinction, a encore de beaux jours devant lui. Le deuxième chapitre, lui, s'appuie sur un autre constat, qui n'est pas contradictoire: aujourd'hui, le niveau de vie moyen des retraités a largement rattrapé celui des actifs. Il le dépasse même. Notamment grâce aux nombreux -trop nombreux- dispositifs d'aides, mis en place. La Cour l'affime: ces mécanismes, aujourd'hui, se superposent. Et, parfois dérivent, en favorisant les plus aisés. Au total, les avantages fiscaux accordés et les niches sociales consenties -ils ne sont, bien-sûr, pas tous superflus- coûtent presque 12 milliards par an. A l'heure de la rigeur budgétaire, et au moment où de nouveaux besoins méritent d'être financés, comme la dépendance, la Cour préconise, donc, de supprimer ("progressivement" -on n'est pas des bêtes) de supprimer certains avantages accordés aux retraités. Beaucoup sont déjà connus: l'abattement de 10% sur l'impôt sur le revenu: "le parallèle avec celui accordé aux salariés pour leurs frais professionnels ne peut se jutifier, puisque les retraités n'ont plus à supporter ce genre de dépense" écrit la Cour. CQFD. Dans le viseur également, les taux de CSG réduits pour les retraités, mais aussi les exonérations accordés aux parents de 3 enfants. Il y en a d'autres. Potentiellement, pour 5 milliards d'économies, estime la Cour des Comptes.

0,3% . Les économistes ne prévoient plus que 0,3% de croissance, l'année prochaine, en France. C'est ce qui ressort du pointage auprès des principaux instituts de conjoncture, réalisé, ce matin, par le journal Les Echos. Résultat: ce sera -si on les croit- 0,1% de croissance, cette année. Et 0,3 en 2013. Ca ne fait pas les affaires du gouvernement, qui construit son budget sur une prévision plus optimiste. Bataille de chiffres. Avec inconnues, cela dit: l'effet positif sur l'activité des dernières décisions prises au niveau européen. Et à l'inverse, l'effet négatif des mesures de rigueur à venir.EADSBEA. Le franco-allemand EADS et le britannique BAE Systems, peut-être, bientôt mariés. Les 2 groupes d'aéronautique et de défense ont confirmé, hier, leur projet de fusion. Elle vise à créer un groupe équilibré, présent autant dans le civil que dans le militaire. Elle vise aussi à dépasser Boeing.

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