Heuliez sera fixé sur son sort dans l'aprés-midi, l’équipementier automobile pourrait échapper à la liquidation et être placés en redressement judiciaire. Syndicats et politiques sont plutôt optimistes depuis que l’Etat, via son Fonds Stratégique d’Investissement, a décidé d'investir au moins 10 millions d’euros ! En cette période difficile, l’Etat veille en effet au grain et communique beaucoup sur ces actions. C’est d’ailleurs en Poitou-Charentes, la région de l’entreprise Heuliez, que sera nommé incessamment le deuxième commissaire à la ré-industrialisation ; le premier est en place depuis le 2 avril dans l’Oise là où l’usine Continental de Clairoix est promise à la fermeture. Ces commissaires à la ré-industrialisation, c’est une idée de Nicolas Sarkozy annoncée dans son discors de Saint Quentin fin mars. Avant la fin avril, ils seront dix au total, nommés dans les bassins d’emplois les plus en difficultés. Mais à quoi servent ces référents placés sous l’autorité du préfet de région ? Leur mission n’est pas encore parfaitement définie. Ils sont censés prévenir les conflits qui se multiplient, prévenir leur radicalisation aussi aprés les séquestrations de dirigeants dernièrement. Ils sont censés éviter les fermetures d'usines, veiller au suivi des plans sociaux et accompagner la revitalisation des bassins d’emplois touchés de plein fouet. A Bercy, on explique que les commissaires en question auront à passer maîtres dans l’art de la « calinothérapie », ils devront « rabibocher » les salariés et dirigeants qui en ce moment ont bien du mal à se parler. Car à Bercy, on estime que l’escalade des conflits, leur radicalisation, tient aussi du manque de communication et du jeu de rôle à la française. Les négociations n’avancent que par rapport de force. En fait patrons et représentants syndicaux ne seraient pas assez formés à la négociation (le code du travail n’est pas non plus l’outil le plus facile d’accès, fait-on remarquer au ministère). Et d’ailleurs certaines entreprises étrangères implantées en France se permettent de supprimer des postes plus facilement qu’ailleurs en raison des amortisseurs sociaux de notre pays (les reclassements, les contrats de conversion ou autre prise en charge). Finalement les entreprises n’ont qu’à payer pour licencier. Mais depuis 2002 les plus grandes (au-dessus de 1000 salariés) sont aussi tenues de payer pour recréer de l’emploi ! Jusque là 60% des emplois perdus ont été compensés. Le gouvernement se fixe l’objectif d’atteindre 100% d’ici 2011… voilà une mission bien concrète pour la nouvelle police de l'emploie, les nouveaux commissaires à la ré-industrilaisation ! Premiers résultats positifs en 2009 pour les banques américaines. Goldman Sachs lance le bal des résultats trimestriels et dégage un bénéfice très largement supérieur aux attentes 1,81 milliard de dollars... la banque d'affaire va même lancer une augmentation de capital de 5 milliards de dollars pour commencer à rembourser l'Etat américain. L'Etat français lui vend ses biens immobiliers comme chaque année... mais crise oblige, ses ventes n'ont rapporté que 395 millions d'euros l'an dernier, 600 millions étaient attendus... Le ministre du budget annonce qu'il est hors de question pour autantde brader quoique ce soit ! L'équipementier automobile Trèves durcit son plan de restructuration. Ce ne sont plus 300 mais 650 postes qui seront supprimés, deux sites vont fermer dans l'Oise et dans la Marne. Des comités d'entreprises sont prévus aujourd'hui dans les huit sites du groupe.

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