Le porte-parole d'Areva resservait, hier soir, les mêmes réponses, mécaniques et bien rodées, quand on l'interrogeait, sur la nouvelle rumeur annonçant le départ imminent de sa patronne. "Ca fait 10 ans qu'Anne Lauvergeon est à la tête d'Areva. Elle a vu passer 4 présidents de son Conseil de surveillance, 9 ministres de l'Economie, 8 de l'Ecologie, 2 Présidents de la République. Et elle est toujours là! Ceux qui annoncent son départ finiront bien par avoir raison, mais, à ce jour, rien n'est prévu. Bonne soirée". C'est une information de Libération, hier en fin de journée, qui relancé les spéculations. Le journal a découvert que la Commission de déontologie de la fonction publique (celle qui dit si un fonctionnaire peut, sans être soupçonné de conflits d'intérets, aller travailler dans le privé. Aller pantoufler... ), qui se réunit demain, va devoir se prononcer sur le cas de l'actuel directeur de cabinet de Christine Lagarde, à Bercy. Alexandre de Juniac a, en effet, saisi ladite Commission, pour savoir s'il peut, sans enfreindre les règles, être candidat à la succession d'Anne Lauvergeon. "C'est une initiative personnelle", explique-t-on à l'Elysée. Qui ne veut surtout pas donner l'impression que la décision est prise. Un membre du Conseil de surveillance d'Areva donnait la même version, hier soir, au téléphone: "c'est élégant et très fair-play de la part de Juniac. Il vérifie s'il peut être candidat avant de se lancer, c'est tout à son honneur". Tout le monde a en tête, évidemment, la polémique, début 2009, autour de l'arrivée de François Pérol, à la tête du groupe Caisse d'Epargne-Banques populaires. Le sécrétaire général adjoint de l'Elysée avait alors "oublié" de passer la case "Commission de déontologie" avant sa nomination. Depuis ce scandale, l'Elysée a, donc, appris à faire les choses dans l'ordre. Stéphane Richard (directeur de cabinet, lui aussi, de Christine Lagarde), a, par exemple, dû demander (et obtenu) le "feu vert" de la Commission avant d'aller diriger France Telecom. Alexandre de Juniac procède, donc, de la même façon, mais pour lui, l'approbation de la Comission de déontologie est loin d'être acquise. Dans ses fonctions actuelles, à Bercy, il a, en effet, géré directement les affaires d'Areva. Par exemple, la toute récente augmentation de capital. Le conflit d'intérêt n'est pas très loin. La grosse colère du patron de Mac Donald's. Jim Skinner, dans un entretien accordé au Financial Times, prend la défense de ses "menus enfants", les fameux "happy meals". C'est un marché juteux, pour lui. Il part en croisade contre ce qu'il appelle la "police alimentaire". Visée: la ville de San Francisco qui souhaite d'ici un an, et au nom de la lutte contre l'obésité, interdire la distribution de cadeaux avec les "menus enfants". L'idée, c'est de les rendre moins attractifs, s'ils ne respectent pas certaines limites en calories, en sel, en graisse et en sucre. Le SMIC en (petite) hausse. Il devrait passer à un peu plus de 9 euros de l'heure, à partir du 1er janvier prochain. Le gouvernement doit le confirmer aujourd'hui. Il n'y aura pas de "coup de pouce". Budget 2011, suite et bientôt fin. Un Accord, hier soir, entre députés et sénateurs, à propos du Budget 2011. L'instauration d'une taxe, dite "Google" sur la pub internet est validée. Comme "l'ammendement Tapie" (la taxation des indemnités pour préjudice moral). Vote solennel sur ce budget, demain.

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