En 2007, c'était en très grande pompe: un meeting à Bercy, et un véritable "show" de Laurence Parisot sur scène. 5 ans plus tard, c'est une entrée en campagne présidentielle plus modeste qu'a choisi le Médef. "Crise oblige", le rendez-vous est fixé ce matin, plus classiquement, au siège de l'organisation, avenue Bosquet, à Paris. Il y a aura une (petite) scène, un discours de la présidente. Et il y aura, surtout, comme il y 5 ans, un livre rassemblant toutes les propositions de réformes réclamées par les patrons français. En 2007, ce livre-programme s'intitulait "Besoin d'air". En 2012, c'est le même titre mais "aire" s'écrit "a.i.r.e". Un "besoin d'espace", décrypte un proche de Laurence Parisot: un besoin l'Europe, par exemple: un chapitre du livre lui est consacré ("Les Etats-Unis d'Europe à portée de main"). Autre nouveauté: le livre-plaidoyer du Médef pour la campagne présidentielle est numérique, cette année. Il sera disponible, gratuitement, sur internet ou tout autre format mobile, téléphone et tablette. 200 pages au total, et, selon certains membres du Medef (à qui le travail a été présenté hier soir), il regorge de propositions. Pas toutes nouvelles, mais elles constituent la "doctrine" du Medef pour les prochaines années. De quoi faire mentir Nicolas Sarkozy qui n'a de cessé en privé de critiquer Laurence Parisot. On l'a entendu, par exemple, dire "qu'avec elle, ce n'est jamais le festival des idées!". Au Medef, on aime rappeler, à l'inverse, que "Besoin d'air 1" (celui de 2007) a, finalement, beaucoup inspiré le mandat de Nicolas Sarkozy, avec la réforme de la taxe professionnelle, le report de l'âge légal de départ en retraite, ou encore la "séparation à l'amiable" entre patron et salarié. En 2012, le Médef va, donc, tenter de renouveler le même "coup". En réclamant une profonde réforme de l'Assurance maladie (un sujet "tabou" jusqu'ici dans la campagne), la poursuite de la réforme des retraites, un travail renforcé sur "l'employabilité" des salariés. Enfin, sur la dette, la patronne des patrons devrait dire, aujourd'hui, qu'elle n'est pas hostile à une hausse des prélèvements obligatoires (ça peut surprendre). A une condition, cela dit: que pour 1 euros d'impôt en plus, 2 euros soient économisés sur les dépenses. L'époque a changé: en 2007 à Bercy, Laurence Parisot avait dénoncé "le fardeau des impôts et des charges" qui pèsent sur les entreprises.

AA... A. Moody's annonce qu'elle pourrait, bientôt, dégrader la note de la France. Un mois jour pour jour après Standard & Poor's, l'agence de notation américaine a décidé de placer sous "perspective négative" le triple A français: c'est un peu supplémentaire vers la dégradation. Le Royaume-Uni et l'Autriche subissent le même sort. 6 autres pays (dont l'Italie, le Portugal et l'Espagne) ont, eux, été dégradés, dès hier soir. Pour justifier ces décisions, Moody's met en avant les "médiocres perspectives de l'économie européenne".97% A son tour, Orange critique Free mobile. Orange affirme que 97% des appels effectués par les clients de Free, passe, en fait, par son seul réseau. C'est beaucoup pluss que ce qui était prévu par le contrat d'itinérance passé entre eux, Free s'engageant à couvrir un minimum de 27% de la population.Elle fait ses valises. Liliane Bettancourt sort définitivement du Conseil d'administration de L'Oréal. Elle est remplacé par son petit-fils, Jean-Victor. L'Oréal a annoncé, hier, un bénéfice en hausse de 9%, en 2011, à 2 milliards 4.

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