"En France désormais, quand il y a une grève, personne ne s'en aperçoit." La petite phrase de Nicolas Sarkozy - lachée en juillet dernier et qui a fait couler beaucoup d'encre - cette phrase, peut-être que les usagers de la Gare St-Lazare, à Paris, la ressassent dans leur tête : cela fait 1 mois que plusieurs lignes, au départ et à l'arrivée de cette gare fonctionnent, mal ou très mal, en raison d'une grève contre les conséquences des changements d'horaires, traditionnels à cette époque de l'année. A Nice, c'est la même chose. Le mouvement continue d'ailleurs. Mais à St-Lazare hier, s'est donc ajoutée une grève "spontanée" suite à une agression : les cheminots ont fait jouer, immédiatement, leur droit de retrait, obligeant - et, c'est tout à fait inédit - la SNCF à fermer sa gare. Le trafic a donc repris, normalement, ce matin, au prix, pour la direction de la SNCF, de concessions aux syndicats, qu'elle leur refusait, avant hier encore. Tant pis pour "l'amalgame" que dénonçait, hier, le Premier ministre, François Fillon. Les syndicats obtiennent un renforcement immédiat des équipes de sécurité (ça, c'est pour répondre à l'agression) et l'affectation de 12 conducteurs supplémentaires, à St-Lazare. De quoi répondre, là, presque intégralement, aux revendications syndicales à l'origine de la grève lancée avant Noël. Pour SUD - premier syndicat à St-Lazare (il en fait son bastion, alors que dans l'entreprise, c'est la CGT qui domine), c'est un "succès", important pour elle, à 2 mois des élections professionnelles, à la SNCF. Pour Guillaume Pepy, patron de la SNCF, c'est, en revanche, un nouveau renoncement, après le retrait de sa réforme du fret, là aussi devant le refus des syndicats. Il a cédé, hier, dans le rapport de forces. Difficile de faire autrement mais il échoue précisément, sur l'un des objectifs "essentiels" qu'il se fixait, il y a moins d'un an, en arrivant à la tête de l'entreprise : mettre fin à la "gréviculture" de la SNCF. La France est-elle encore le grand pays du vin ? Depuis 2005, on savait que la France n'était plus le premier exportateur de vins au monde. En 2007, la France n'était plus, non plus, le premier pays consommateur de vins au monde... 2 fois dêtronée par l'Italie! L'année dernière, c'est encore cette même Italie qui ravit, à la France, la première place mondiale en terme de production, cette fois. 70 millions de caisses de vins produites en plus, de l'autre côté des Alpes, selon une étude publiée hier. L'insatiable appétit d'Air France-KLM. Selon le quotidien "La Tribune" de ce matin, la compagnie franco-néerlandaise, qui vient tout juste de prendre 25% d'Alitalia, serait maintenant intéressée par SAS, la compagnie scandinave. Elle aurait entamé des "discussions" avec les gouvernements danois, suédois et norvégien. La bourse. Cinquième séance de baisse, hier, à Paris. Partout, des reculs : à Wall Street, Londres, Francfort. La crainte de prochaines annonces de mauvais résultats d'entreprises (la saison s'ouvre) explique, en grande partie, ces résultats. Tokyo, ce matin : -0,29%.

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