Et si c'était un Français, un "petit" Français, un Français d'une trentaine d'années, et si c'était lui, toit seul, qui devait payer pour les subprimes, la folie financière et l'immense crise qu'ils ont provoqué? Ca pourrai' arriver! Avouons-le: on l'avait oublié. Oublié même jusqu'à son nom: Fabrice Tourre. Alias "Fabulous fab", le surnom qu'il s'était donné sur internet. On l'a découvert, il y a un peu plus d'un an: c'est un jeune trader de la banque américaine Goldman Sachs. Ce week-end, un tribunal de New York (décidement, on passe notre vie dans les tribunaux new-yorkais) a jugé recevable la plainte déposée contre lui par la SEC, le gendarme américain de la Bourse. Fabrice Tourre, même si l'accusation a été quelque peu allégée, va donc bientôt être jugé. Il est accusé d'avoir, pour le compte de sa banque, trompé ses clients, en leur vendant des produits financiers complexes et très risqués (les CDO) qu'il savait tout proche de l'effondrement. C'est, ni plus ni moins, la définition d'une fraude. Très concrêtement, Fabrice Tourre vendait à des clients un produit financier, appelé Abacus, sans leur révéler que, par ailleurs, un autre client de Goldman Sachs, un fonds spéculatif (le Fonds Paulson) était intervenu dans sa composition et surtout qu'il pariait, en connaissance de cause, sur sa chute. Versés au dossier, des mails envoyés par Fabrice Tourre à sa petite amie, constituent autant d'éléments à charge: "Fabulous Fab" y décrit tout le dispositif. Parle de "monstruosités" quand il évoque les produits financiers de sa banque. Qui sont en train "d'exploser en vol" (dit-il), mais qu'il continue à vendre "à tour de bras", "à la veuve et à l'orphelin" (écrit-il encore). On s'en souvient maintenant: Fabrice Tourre s'est déjà expliqué publiquement sur ces mails. C'était devant une Commission du Sénat américain, l'année dernière. Une audience télévisée, au cours de laquelle, accompagné alors de ses employeurs, il s'est défendu. Plutôt sûr de lui. Mais depuis, Goldman Sachs, accusé des mêmes faits, a négocié un Accord avec les autorités boursières: la banque a payé une amende de 550 millions dollars, reconnaissant une simple "erreur de communication", un "défaut d'informations". Fabrice Tourre, le "frenchy", est désormais tout seul. Bien seul sur le banc des accusés. Facebook perd des amis. On se demande s'il s'agit du début d'une "tendance lourde" pour le célèbre réseau social: la croissance du nombre de ses abonnés ralentit, depuis 2 mois. Dans certains pays même, on constate un recul du nombre des utilisateurs. C'est le cas aux Etats-Unis: 6 millions de personne se sont désabonnées de Facebook en mai. C'est une mauvaise nouvelle au moment où reparle de son introduction en bourse, prévue pour le début 2012. Facebook valorisé, aujourd'hui, à environ 100 milliards de dollars. CCC. La Grèce, à nouveau dégradée. Standard and Poor's classe, désormais, la dette du pays au rang "d'extrêmement spéculative". Fischer... out! Un petit tour et puis s'en va... Le FMI a rejeté, cette nuit, la candidature de Stanley Fischer, le gouverneur de la banque centrale isréalienne. Une question d'âge: il a 67 ans alors que la limite d'âge est fixée à 65 ans. Christine Lagarde reste plus que jamais favorite.

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