C'est ainsi, sur le mode humoristique donc ("et pourquoi pas le PSG !") que la ministre de l'Economie a démenti, hier, une information parue, le matin même, dans un quotidien allemand. Le très sérieux "Die Welt" a écrit que Christine Lagarde s'apprête à devenir Commissaire européenne, à Bruxelles. Et plus précisément encore, chargée du dossier de la concurrence. A la place de Nelly Kroes, celle-là même qui vient d'infliger une amende record à l'Américain Intel. L'Elysée, le gouvernement, Christine Lagarde donc, ont tous démenti, dans un même élan, cette information. Jouant d'abord l'étonnement, avant de suspecter (et de le faire savoir) le gouvernement allemand d'être à l'origine de cette rumeur. Berlin tenterait un "coup de billard à 4 bandes" en lâchant le nom de Christine Lagarde, pour, finalement, obtenir le poste pour un Allemand. A Bercy hier, officiellement, on répétait que la ministre ne pense qu'à son travail, et rien qu'à ça évidemment. Mais on ajoutait, quand même, qu'elle est aussi quelque peu flattée d'être ainsi au centre des rumeurs. C'est la confirmation que son statut a bien changé. Grâce à cette crise. Avant, on ne lui promettait que la porte (une sortie sans gloire du gouvernement). Désormais, avec cette crise, son anglais parfait et ses réseaux américains, Christine Lagarde a gagné une stature "internationale" (notamment aux yeux de l'Elysée). Ainsi, une autre rumeur l'annonçait récemment à la tête d'Areva. Cette fois-ci, à la place d'Anne Lauvergeon. Chez Areva, on en a ri de cette rumeur, avant de vérifier quand même que techniquement -pour des raisons déontologiques- une telle arrivée n'est pas possible. On n'est jamais trop prudent ! Natixis perd encore beaucoup d'argent. Natixis, c'est la banque française, la plus touchée par cette crise. C'est aussi la filiale commune des Caisses d'Epargne et des Banques populaires, dirigées désormais, toutes les 3, par François Pérol. Natixis annonce 1,8 milliards d'euros de pertes financières, pour les 3 premiers mois de cette année. C'est son 4ème trimestre consécutif "dans le rouge", qui l'oblige à une nouvelle recapitalisation : plus de 3 milliards, puisés directement dans l'aide publique que vient d'accorder l'Etat, donc le contribuable. Hier, Dexia a annoncé, de son côté, des bénéfices pour ce 1er trimestre. Ce matin, le Crédit Agricole fait de même, mais avec 202 millions d'euros, seulement. "Pas de hausse d'impôts, ni de hausse de cotisations sociales". Promesse renouvelée de François Fillon, ce matin, qui accorde une longue interview au "Figaro". Le Premier ministre confirme, en revanche, une nouvelle vague d'économies, nouvelle vague de réduction de la dépense publique dans le prochain budget. Notamment, mais pas seulement, la suppression de 34 000 postes de fonctionnaires.

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