Les 3 premières têtes devraient tomber aujourd'hui, selon la presse américaine: le responsable de la salle des marché de Londres, à l'origine des pertes, un membre de cette équipe, mais pas le trader français. Enfin et surtout, Ina Drew, la directrice des placements de la banque, qui supervisait les opérations, va devoir quitter son poste. Elle avait déjà présenté sa démission plusieurs fois, ces dernières semaines. Depuis la découverte des gigantesques pertes de JP Morgan. Depuis jeudi soir dernier, elles sont publiques, on les connaît: la banque a perdu plus de 2 milliards de dollars, lors d'opérations menées sur les marchés financiers. Hier, Jamie Dimon, le patron de la banque, qui lui reste en place, en tout cas, à ce stade, était à la télé. Il est venu expliquer que sa banque "a très mal réagi aux avertissements", et que lui et les dirigeants de la banque ont eu "tout faux" dans la gestion de cette affaire. En fait, on commence à comprendre: c'est la presse qui semble lui avoir appris, fin avril, ce qu'il se passait chez lui: les positions gigantesques, prises par l'un de ses traders de Londres (un Français), des positions qui ont éveillé les soupçons (non pas de fraude mais de risques inconsidérés), et qui se sont effectivement retournées contre la banque. L'affaire peut faire sourire. Elle est, en fait, très inquiètante. Elle marque aussi peut-être un "tournant" parce qu'elle vient opportunément donner des arguments à tous ceux qui, aux Etats-Unis et ailleurs (on pense aux projets de réforme bancaire de François Hollande) demandent un renforcement du contrôle bancaire. Jusqu'à jeudi, les patrons des grandes banques affirmaient avoir tirer les leçons de la crise financière, juraient avoir changé. Avec le scandale JP Morgan, on voit bien qu'il n'en est rien. On constate, par exemple, que derrière ce que les banques appelent des "opérations de couverture de risque" (ce qu'était censé faire le trader français de Londres), se cachent toujours des opérations clairement spéculatives. Jamie Dimon le reconnaît: avec cette affaire, il s'est tiré une balle dans le pied, voire tout le chargeur. Wall Street ne lui dit pas merci... lui qui était, jusqu'ici le meilleur pourfendeur des projets de Barak Obama pour une meilleure régulation bancaire.

Mentir, c'est mal. On commence avec un conseil: il ne faut jamais mentir sur son cv! Et c'est le patron de Yahoo!, Scott Thompson, qui vient de l'appendre à ses dépens: il a dû démissionner, cette nuit. On a découvert qu'il a menti, sur son cv, affirmant être ingénieur en informatique, alors qu'il est diplômé en comptabilité. Pour Yahoo!, c'est un coup dur: Scott Thompson était arrivé, il y a peine 5 mois avec pour objectif de redresser l'entreprise.Bof. Les cadres, pas vraiment dopés par la Présidentielle: c'est ce qui ressort de notre "Baro-éco" France Inter, Viavoice, HEC, Le Figaro. Niveau de vie, motivation, chômage: 73% des cadres interrogés affirment que la campagne ne leur a pas donné des raisons d'espèrer. 55% pensent même que la crise va s'accentuer dans les prochains mois.Bruxelles. Cet après-midi à Bruxelles: réunion des ministres des finances de la zone euro pour parler de la Grèce et de l'Espagne.

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