Pour un membre du Conseil, c'est clairement le signe d'une précipitation, d'une certaine "fébrilité" même. Une "urgence", en tout cas, dictée par l'approche de la Présidentielle. Jean-Paul Delevoye, le président de l'institution, reconnaît, lui-même, que le gouvernement et l'Elysée s'y sont bien mal pris dans cette affaire. Ces nominations sont passées relativement inaperçues, la semaine dernière. On en retrouve la trace, dans le Journal officiel, daté du 7 mars. Par décret du Président de la République, le gouvernement a procèdé à la nomination de 72 personnes au Conseil Economique, Social et Environnemental. Il ne s'agit pas de 72 nouveaux Conseillers mais de 72 personalités dites "associées". Elles sont nommées pour 2 ans, et participeront aux travaux de l'une des 9 sections. Ces nominations font grincer quelques dents, au Palais d'Iéna, le siège du Conseil, accroché à la colline du Trocadéro. D'abord parce que la parité hommes/femmes n'a pas été respectée: pour 28 femmes choisies, 44 hommes ont été désignés. Il manque aussi cruellement de "jeunes". Mais, c'est surtout la présence importante d'élus UMP, ou proches du pouvoir, qui surpend et agace, comme lors de l'installation du nouveau Conseil, où le choix des personnalités qualifiées avait, déjà, été considéré comme "très politique". "Rebelote" avec la désignation des personalités associées. Certes, on y trouve de véritables experts, qui vont aider à la rédaction des rapports du Conseil, mais on trouve aussi des élus, ou ex-élus UMP, recasés. Ou parfois d'ex-collaborateurs, comme un ancien conseiller-presse à Bercy. Au total, la CGT en a compté une bonne douzaine. "C'est beaucoup plus" assure un Conseiller, qui a épluché toute la liste. Dans la section "aménagement durable" par exemple, sur les 8 personnalités retenues, 5 sont encartés UMP. Parfois, on décrypte un lot de consolation: ainsi, dans la liste, on retrouve la député européenne qui a dû céder sa place, à Strasbourg, à Brice Horteufeux. Jean-Paul Delevoye, le président du Conseil, ancien élu UMP, tente de se démarquer de l'opération. "Oui, dit-il j'aurai préféré qu'on s'y prenne autrement. Par exemple, en nommant moins de personnalités. Mais en les payant mieux. Un jeune chercheur aurait, volontiers, explique-t-il, pris les quelques mille euros d'indeminités prévues. Et aurait apporté plus à l'institution que ces "amis et renvois d'ascenseurs politiques".

Sur le pot. Le pot de yaourt va faire sa révolution. C'est Danone qui l'annonce. il va changer l'emballage de tous ses pots de yaourt: c'était le même depuis plus 30 ans. Pour se différencier de ses concurrents, le pot "Danone" va adopter un fond arrondi. On ne rigole pas: c'est un investissement qui se compte en dizaine de millions d'euros. Danone, qui va, également, repeindre ses rayons frais "en noir", dans les magasins espère ainsi doper ses ventes. De 3 à 6%.Sur le vif. La nouvelle charge de la CGT contre Nicolas Sarkozy. Le syndicat, dans une déclaration officielle se prononce contre le Président-candidat. "Au vu de son bilan et de ses projets, sa réélection ouvrirait à coup sûr, une nouvelle séquence de lourds reculs sociaux", estime la CGT. Qui ne donne, par ailleurs, aucune consigne de vote.

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