Clin d’œil à Barack Obama, évidemment. Les membres du G20 l'attendent impatiemment et espèrent qu’avec lui installé à la Maison Blanche, les discussions pourront aller plus loin qu’avec son prédécesseur. Clin d’œil aussi pour dire qu’un grand nombre de dispositions sont sur la table. Elles sont connues de tous : elles sont capables d’empêcher les pires dérives. La liste est longue, mais on peut penser qu’en encadrant la rémunération des traders dans les banques (en supprimant leurs bonus directement calculés sur les bénéfices qu’ils font, sans mesurer en parallèle les risques qu’ils prennent), on aurait, là, une première mesure salutaire. Comme on ferait de même, en s’attaquant aux paradis fiscaux qui permettent de mener -en toute discrétion- les opérations financières les plus folles, comme le font un grand nombre de Fonds spéculatifs (les hedges funds), des Fonds qu’il faudrait mieux encadrer, en remontant jusqu’à leur financement, donc aux banques : il faut les pousser, elles (les banques), à « reprendre une activité normale », c’est-à-dire à se concentrer sur le financement de l’économie, plutôt qu’à la spéculation. L’idée, ce n’est pas que l’appât du gain et les excès qui vont avec disparaissent, l’idée c'est de limiter l’ampleur de la prochaine crise. A Washington, commence ce soir le Sommet du G20, qui rassemble les pays développés et les pays émergents. Cette réunion inédite est consacrée à la crise financière. Quelles sont les dernières nouvelles ? Les Chefs d’Etats et de gouvernements ne sont pas encore arrivés mais chacun, avant de prendre l’avion et de venir à Washington ce soir, chacun a fait quelques déclarations ou des annonces. Elles donnent le ton : Il y a eu d’abord George Bush lors d’un discours à New York. Le Président américain a douché les espoirs de ceux qui veulent plus de régulation. Il a déclaré : « cette crise n’est pas l’échec de l’économie du libre-marché. La réponse, ce n’est donc pas de réinventer le système ». En Europe du coup, on calme les ardeurs réformatrices. On ne parle plus que d’un « début de processus, que d’une première étape » quand on évoque ce Sommet : « les entretiens seront très difficiles » reconnaît l’Allemande Angela Merkel. Dernière info de la nuit : elle vient du Japon, qui confirme vouloir prêter jusqu’à 100 milliards de dollars au FMI pour lui permettre de renflouer les pays en difficulté, dans cette crise. Le Japon souhaite que d’autres le fassent, comme la Chine. La place du FMI, des pays émergents, c’est 2 enjeux importants de cette réunion. Philippe Lefbure, en direct de Washington.

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