C'est en répondant à la première question, posée pendant la conférence de presse, que François Hollande a finalement admis son revirement sur le TVA: "ces 0,4% (de hausse de TVA) peuvent poser problème entre nous", a dit le Président, "je les prends à mon compte". Voilà un virage, au moins un, que le Président de la République assume. Même si, dans son discours introductif quelques minutes plus tôt, il s'était employé à trouver tous les synonymes possibles, tous les euphémismes à disposition, pour expliquer son choix. Il a parlé de "refonte", de "restructuration" des taux de TVA. De "modernisation" encore. Reprenant, ensuite, à son compte l'un des éléments de langage distribués aux ministres. Chaque soir, paraît-il, ils reçoivent, en effet, un mail, intitulé "L'Essentiel", et dans lequel ils trouvent les chiffres et les argumentaires pour répondre aux questions des journalistes, à la télé ou la radio (c'est la réplique aux couacs). Dans l'un de ces mails, on leur conseillait, ainsi, de dire que la hausse, qui vient d'être décidée, du taux normal de TVA (qui va passer au 1er janvier 2014, de 19,6 à 20%), c'est "quatre fois moins que ce qu'avait voté la Droite". François Hollande, hier, a répété, mot pour mot, l'explication. Avant de passer à ce qu'il appelé un "long feuilleton français", la TVA dans la restauration. Avec "la refonte, la restructructuration, la modernisation" des taux qui arrive, cette question va être réglée "une fois pour toute", a promis le Chef de l'Etat, qui a décidé de passer le taux intermédiaire de 7 à 10%. Dans les rangs des restaurateurs interrogés plus tard, on apprécie peu cette hausse de taxe, évidemment. On ne croit guère à la fin du feuilleton ("ce qu'un gouvernement décide, le suivant peut le défaire: la preuve") mais on prend acte, quand même, de la promesse de stabilité fiscale lancée par François Hollande. Un François Hollande, hier, qui s'est bien gardé, en revanche, d'en dire plus sur ce taux intermédiaire de TVA. En le relevant de 7 à 10% -on le sait-, on ne touche pas seulement à la restauration, mais aussi à d'autres secteurs encore plus sensibles: les transports publics (le prix du métro, du bus...), le bâtiment, les HLM. "Si se loger coûte plus cher, si se déplacer (pour aller travailler, par exemple) coûte plus cher, ça ne va pas être facile à assumer" lâche un député socialiste. Inquiet du débat à venir, au sein de la majorité, sur cette question. Que François Hollande s'est, donc, bien gardé d'évoquer hier.

Chute. L'été n'est jamais une bonne période pour la publicité, mais, là, le résultat est franchement mauvais. TF1, hier, a révélé un recul de 10% de son chiffre d'affaires publicitaire, au 3ème trimestre de cette année. "La conjoncture est difficile et la pression de la concurrence plus forte" reconnaît la chaîne, qui affiche une perte trimestrielle de presque 6 millions d'euros. TF1 déclenche, du coup, un nouveau et vaste plan d'économies.Ventes. Le groupe Lagardère, lui, hier, a affirmé que 2013 sera "l'année des cessions". 2 vieux projets pourraient aboutir: la vente de parts du groupe dans EADS, la maison-mère d'Airbus, et l'introduction en bourse des 20% du capital de Canal+ que Lagardère détient encore.

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