C'est flagrant quand on regarde la liste des 40 valeurs du CAC : en clôture, hier, une seule a fini dans le "rouge" (on ne voit qu'elle!), c'est la Société Générale. Elle n'a pas perdu beaucoup (-2%) mais c'est une contre-performance évidente, quand on voit la progression de toutes les autres - progression la plupart du temps à 2 chiffres : +13% pour Axa, +12% pour France Télécom, +16% pour Renault et le record : +25% pour GDF/Suez. En fait, la séance d'hier pour la Générale a été un cauchemar : à la mi-journée, le titre a dévissé de plus de 15%, en quelques minutes. Une "rumeur" circulait sur le marché : la Société Générale était à 2 doigts d'annoncer de nouvelles pertes. Elle s'apprêtait, même, à demander secours à l'Etat, qui dévoilait au même moment son Plan de sauvetage pour les banques françaises. La Société Générale a immédiatement publié un démenti dénonçant des "rumeurs malveillantes", son cours de bourse s'est légèrement redressé, mais n'est jamais repassé "au vert". Hier soir du coup, la Société Générale a publié un nouveau communiqué, pour expliquer qu'elle ne se porte pas si mal en cette période (un bénéfice prévu de 1 milliard d'euros). Son patron, Frédéric Oudéa, s'explique encore, dans une interview au "Figaro", ce matin. On va voir aujourd'hui si le marché reçoit le message mais ce sera dur : tout le monde aujourd'hui spécule sur un "remodelage" du paysage bancaire français (on voit la fusion des Caisses d'Epargne et des Banques Populaires) et au jeu des pronostics, la Société Générale n'est pas en position de force. 1.700 milliards d'euros. C'est la somme, tout à fait, "hallucinante" mise sur la table par l'Europe pour faire cesser la crise. Mais la part la plus importante de ces milliards ne sera pas déboursée : elle servira de "garantie" au refinancement des banques. En France, le Plan -qui est discuté dès aujourd'hui au Parlement- s'élève à 360 milliards d'euros. 40 milliards, au maximum, viendront alourdir la dette publique, via l'emprunt. François Fillon, hier, a promis qu'il n'y aura aucune augmentation d'impôts. Le Premier ministre annonce, également, pour bientôt de nouvelles mesures pour soutenir l'emploi, alors que la croissance ralentit. > Le gouvernement américain s'apprête, à son tour, à entrer dans le capital de "plusieurs milliers de banques" selon le "Wall Street Journal." > Partout dans le monde, les places boursières ont extrêment bien accueilli ces mesures. A Paris, le CAC a terminé sur une hausse -inédite- de plus de 11%. L'envolée a été identique à Wall Street. Tokyo termine, ce matin, sur une hausse de plus de 14%.

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