La semaine dernière, on a beaucoup parlé du prix du carbone, de la tonne de CO2. Ce lundi, c'est le calcul -tout aussi délicat- du bien-être, de la qualité de vie, bref du "bonheur" qui va être au centre des discussions, avec la remise officielle du Rapport de la Commission Stiglitz, chargée d'inventer un nouvel indicateur statistique capable de mesurer la croissance économique beaucoup plus finement, beaucoup plus intelligemment que ne le fait, aujourd'hui, le seul PIB, le Produit Intérieur Brut. C'est Nicolas Sarkozy qui commandé ce travail à une Commission, dans laquelle on retrouve, notamment, les 2 Prix Nobel, Joseph Stiglitz et Amatya Sen. Son idée: mettre fin à l'écart grandissant entre les statistiques, qui affichent des progrès quasi-continus, et le ressenti de la population, qui affronte des conditions de vie de plus en plus dures. Au delà de la manoeuvre politique (que certains ont dénoncé: le président qui voulait "chercher la croissance avec les dents", faute de résultat, souhaite maintenant changer le thermomètre...), son projet a ravi ceux qui depuis longtemps se posent cette question de la pertinence du PIB. On connait les arguments: une marée noire, un tremblement de terre, ce sont des tragédies mais elles s'inscrivent en positif quand on calcule le PIB Seul le travail des entreprises qui ont nettoyé les plages, ou reconstruit les maisons, est comptabilisé. Pas le mal fait aux hommes ou à la planète. Dans le même esprit, la journée d'une mère de famille, qui reste à la maison, fait le ménage, s'occupe des enfants n'apparaît nulle part. Ne rapporte rien, au regard du seul PIB alors que celle d'une femme qui travaille, qui fait appel à une femme de ménage et paie à un soutien scolaire à ses enfants est comptabilisé. L'Education, la santé, l'empreinte écologique sont des notions qui échappent, en grande partie, aux données statistiques que les économistes, les politiques et jounalistes exploitent chaque jour. La Commission Stiglitz aujoud'hui va formuler une douzaine de recommandations pour "enrichir" cette notion de PIB. Sans vraiment l'effacer. Une très longue concertation internationale démarrera, peut-être à partir de là. L'un de ses membres le reconnaît "nous n'avons pas trouver le Saint Graal". On n'en a pas encore fini avec le PIB! La "guerre du pneu" a commencé! Elle oppose les Etats-Unis à la Chine. C'est Barack Obama qui a tiré les premières salves. En fin de semaine dernière, il a signé un décrêt qui impose des droits de douanes supplémentaires sur toutes les importations de pneus en provenance de Chine. L'un des plus puissants syndicats du pays réclamait cette mesure pour "sauver" des emplois. Sans surprise, la Chine, hier, a dénoncé une forme "grave" de protectionnisme. Et prépare des mesures de représailles. La série de suicides à France Telecom. 23 en 18 mois. Xavier Darcos, le ministre du Travail, convoque le patron de France Telecom, Didier Lombard. Christine Lagarde réclame, elle, la convocation d'un Conseil d'administration exceptionnel. Les banques... La ministre de l'Economie, un an après la chute de Lehman Brothers, reconduit jusqu'à la fin 2010 le soutien financier que l'Etat accorde aux banques françaises. En contrepartie, la ministre leur réclame un "plan d'action" pour relancer l'économie.

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