C'est, effectivement, une partie de billard à 3 bandes qui est en train de s'achever, autour de la TVA sur les offres "triple play", les "abonnements ADSL" (internet, télé et téléphone). Le gouvernement (on le sait) souhaite la relever (de 5,5 actuellement, à 19,6). François Baroin, la semaine dernière, l'a confirmé, mais l'arbitrage final n'a pas encore été officiellement rendu. A l'Elysée, on vous renvoit sur Bercy. Chez Baroin, on ne dit rien. Et chez Lagarde, non plus. Mais on ajoute "nous, on n'a pas l'habitude d'annoncer quelque chose qui n'est pas décidé". Allusion directe -et pas franchement sympathique-, au ministre du Budget qui a, peut-être, pris ses désirs pour des réalités, comme pour les allocations logement des étudiants, sur lesquelles l'Elysée a finalement reculé. A vrai dire, concernant la TVA sur les offres "triple play", plus personne ne se fait vraiment d'illusions: elle va, très probablement, augmenter. Pourtant, l'argument avancé jusqu'ici, pour justifier cette augmentation, ne tient plus. Jeudi dernier, François Baroin expliquait, en effet, que ce sont "les demandes de Bruxelles qui conduisent à ce relèvement de TVA". Mise au point, dès le lendemain de la Commission européenne: "Pas du tout, le taux français peut, sans problème, rester à 5,5%. Simplement, il ne doit être appliqué que sur le seul service "télévision". Pas sur l'internet, ni sur le téléphone. Chez les Fournisseurs d'Accès à Internet, inutile de dire qu'on savoure... puisque ce "tacle régulier" de Bruxelles renforce leur démonstration, sur le mode "nous sommes les vaches à lait de ce gouvernement!" A chaque fois qu'il faut trouver de l'argent, ça tombe sur nous: le financement de la création, la compensation de l'arrêt de la pub sur France télévisions. Et aujourd'hui, la rigueur". Les opérateurs soulignent, par ailleurs, le "2 poids, 2 mesures" qui s'annonce, puisque Canal+ devrait échapper, elle, à ce relèvement de TVA. Des recours en justice se préparent, du coup -déjà!-, pour distorcion de concurrence. Reste la dernière bande de cette partie de billard: les conséquences pour le consommateur. Les opérateurs l'affirment aujourd'hui: si la TVA augmente, ils répercuteront intégralement cette hausse sur les abonnements. En fait, quand on y regarde de plus près, il n'y ont pas touss intérêt. Orange (le plus cher aujourd'hui) pourrait ne pas bouger. Free, non plus, très soucieux de son argument "prix". Neuf-SFR (le moins rentable des 3) en revanche, n'attendrait que ça, disent certains experts. Ce n'est plus du billard, c'est du poker-menteur. Les prix à la consommation ont augmenté, au mois d'août. +0,2%, le mois dernier en France. L'estimation vient d'être publiée. Sur un an, la hausse des prix reste très raisonnable: +1,4%, selon l'INSEE. Cela dit, la tendance pourrait s'inverser dans les prochains mois, avec la flambée des cours de nombreuses matières premières agricoles. Cette "flamblée" pèse, également, sur les coûts de production des éleveurs: bovins, porcins et aussi producteurs de lait. Le ministre de l'agriculture doit dévoiler, ce matin, de nouvelles mesures d'aide. L'avertissement du FMI aux pays riches. "Il faut prolonger vos Plans de soutien à l'économie et à l'emploi". Selon son Directeur général, Dominique Strauss-Khan, le marché du travail traverse une "très mauvaise passe". La récession a laissé derrnière elle, dit-il, un "océan de chômage".

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