L'éco du jour par Bruce de Galzain Crésus avoue lui-même qu'il est pourri et qu'il s'est enrichi à la limite de la légalité. Rien à voir avec les grands patrons français dont les rémunérations variables - astronomiques en pleine crise économique - ont provoqué un tollé dans l'opinion publique ! Mais voilà - quitte à faire l'amalgame - une majorité de Français n'accepte plus que ce soit toujours les même qui s'enrichissent. Et en effet les riches d'aujourd'hui seront encore plus riches demain. Pour preuve entre 1998 et 2005, les 0.01% des foyers les plus riches ont vu leur revenu réel croitre de 42% contre moins de 5% pour les 90% des foyers les moins riches. Attention cependant, en focalisant l’attention sur cette minorité de très riches, nous avons tendance à masquer une toute autre réalité : la pauvreté et les inégalités reculent en France ! Selon un rapport de l’OCDE, la pauvreté a globalement progressé en 20 ans dans le monde occidental à l’exception notamment de la France, pays où les inégalités ont le plus baissé ! L’écart entre les 10% les plus riches et les 10% les plus pauvres n’est que de 1 à 6, il est de 1 à 16 aux Etats-Unis. En fait en France, vous faites partie des 10% les moins riches si, célibataire, vous touchez moins de 748 euros (aprés impôts et prestations sociales) ou si, en couple avec deux enfants, vous ne gagnez pas plus de 1983 euro. A l'opposé, pour faire partie des 10% les plus riches, il faut gagner (toujours aprés impôts et prestations sociales) plus de 2573 euros pour un célibataire, plus de 6135 euros pour un couple avec deux enfants. Toute statistique est cependant relative, et certains économistes ou politique mettent plutôt en avant les écarts de revenus non pas entre 10% des plus riches et 10% des plus pauvres mais 1% des plus riches et 1% des plus pauvres. Et là, c'est sûr, l'écart se creuse ! Hémorragie sociale et financière chez UBS La première banque suisse a déjà supprimé 11.000 postes, elle en ajoute 8.700 ce matin. UBS a perdu 1 milliard 300.000 euros au 1er trimestre notamment parce que ses clients ne cessent de retirer leur argent. Réunion exceptionnelle du bureau de l'Unedic cet aprés-midi. Le régime d'assurance chômage devrait débloquer 150 millions d'euros pour que l'indemnisation du chômage partiel -qui explose en ce moment- passe de 60% du salaire brut à 75% autrement dit à prés de 100% du salaire net.

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