La dernière fois qu'on a vu Arnaud Lagardère, le patron du groupe qui porte son nom, c'était sur Canal+. En décembe dernier. Au "Grand journal", de Michel Denisot. Une apparition que certains avaient, alors, trouvée totalement "hallucinante". Elle tombait le jour-même où le groupe Lagardère était blanchi dans l'affaire des délits d'initiés chez EADS. Arnaud Lagardère, actionnaire du groupe Canal+, avait, alors choisi cette chaîne (l'une de "ses" chaînes) pour venir commenter la bonne nouvelle. C'est ce soir-là, que ce grand patron du CAC 40 avait expliqué (c'est bien une citation) "qu'il n'aimait pas les partouzes" pour justifier la vente de ses actions dans le groupe aéronautique européen. Un groupe, où il y a trop de gens qui interviennent, et qui décident: c'est comme ça (je crois) qu'il fallait traduire, à l'époque, son élégante méthaphore. Plus tard dans cette même émission, Arnaud Lagardère avait aussi déclaré qu'il "ne couchait pas" avec le tennisman Richard Gasquet. Ce n'est pas, cela dit, le mauvais souvenir de cette soirée-télé quelque peu rocambolesque qui le pousse aujourd'hui à prendre cette décision mais Lagardère annonce, ce matin, qu'il vend ses actions Canal+. 20% du capital qu'il détenait depuis la fusion de CanalSat et TPS. 20%, évalués (dans le meilleur des cas) à 1,4 milliard d'euros. Cette vente n'est pas véritablement une surprise: depuis plusieurs années, les spécialistes l'attendent mais elle va, pourtant, être beaucoup commentée. Parce qu'elle sonne comme une sorte de début de riposte aux attaques dont fait l'objet le groupe Lagardère depuis plusieurs semaines. L'un de ses actionnaires, Guy Wyser-Pratt (un franco-américain) réclame un véritable changement de stratégie pour l'entreprise. un conglomérat, dit-il, "sans vraie direction": la défense, l'aéronautique, le sport, les médias. Un conglomérat qu'il faut revoir de fond en comble, notamment en changeant (et c'est toujours cet actionnaire récalcitrant qui parle) de président! Guy Wyser-Pratt va soumettre, du coup, 2 résolutions, allant dans ce sens lors la prochaine assemblée générale des actionnaires. Dans une dizaine de jours. Il n'a pas beaucoup de chances de les voir adoptées. Sauf que ses critiques commencent à recueillir un certain écho. Et réveillent des interrogations et des inquiètudes, nées dès l'arrivée d'Arnaud Lagardère à la tête du groupe, après la mort de son père, en mars 2003: Que veut-il en faire? Qu'est-ce qui l'intéresse vraiment? Est-il rééllement impliqué? La vente de ses actions Canal+, aujourd'hui, est -peut-être!- un début de réponse. La Chine accélère... à nouveau! Pékin publie, ce matin, de nouvelles statistiques, et annonce une croissance (en rythme annuel) proche de 12%, au premier trimestre de cette année. 11,9, pour être précis. Elle était à 10,7% fin 2009. Cette accélération est plus forte qu'attendue. Et c'est la croissance la plus élevée, constatée en Chine, depuis 2007. Attention aux jeunes! Le signal d'alarme tiré par l'OCDE, à propos des jeunes. Attention, dit l'organisation aux gouvernements des pays développés (dont la France): la crise mondiale fait courrir le risque le risque d'une "génération sacrifiée". L'OCDE note que le taux de chômage des "moins de 25 ans" avoisine, désormais, les 19%. Ils risque de se déconnecter durablement du marché du travail. Une "prime crise"? Vers une "allocation spécicifique de crise" pour les chômeurs en fin de Droit: c'est l'une mesure qui pourrait être décidée, aujourd'hui, à l'occasion d'une nouvelle réunion entre l'Etat, le patronat et les syndicats. Cette aide, de 456Z' euros par mois serait accordée aux personnes, qui sortent de l'assurance-chômage, sans emploi, ni aide publique.

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