En tête, c'est le patron de l'Oréal, Jean-Paul Agon (10,7 millions). 2ème, Bernard Arnault de LVMH (9,7 millions). 3ème, Carlos Ghosn pour Renault-Nissan. Le 4ème n'est pas connu du grand public (l'entreprise qu'il préside n'est même pas au CAC 40), c'est le patron de Dassault Systèmes, Bernard Charlès (9,5 millions). Suivent Franck Riboud, Maurice Lévy, Arnaud Lagardère, Henri de Castries... C'est le classement des patrons les mieux payés de France. Il est dressé par le cabinet Proxinvest, qui l'a rendu public hier, sur la base des documents officiels publiés par les entreprises. D'où ce décalage: il s'agit des rémunérations pour l'année 2010. C'est, cela dit, très intéressant parce qu'après 3 années de baisse, assez marquée, les grands patrons voient, à nouveau, leur rémunération augmenter. En moyenne, le dirigeant d'un groupe du CAC 40 gagne un peu plus de 4 millions d'euros par an. 340 mille euros, par mois. L'un des auteurs de l'étude commente: ils "se sont serré la ceinture pendant plusieurs années" (on ne rigole pas) "2010 a été une année meilleure que les précédentes, ça repart, donc, à la hausse!". Et pas qu'un peu: le rebond est de 34% en 1 an, quand le salaire moyen des Français progressait de 2,1%, au même moment. Cet écart (impressionnant), Proxinvest, qui conseille les investisseurs dans leur choix, a dû mal à l'expliquer: son rapport pointe, une nouvelle fois, le manque de transparence dans la fixation de la partie variable de la rémunération des grands patrons. Si on décompose: leur salaire fixe progresse de 6%, ce qui est déjà pas mal (la norme, si on peut dire, devient "le million"), mais les bonus, eux, s'envolent, sans que les entreprises ne donnent beaucoup d'explications. Elles restent, également, tout aussi discrètes sur les retraites-chapeau. La dernière partie de la rémunération des patrons (on le sait) c'est la distribution d'actions gratuites, ou de stock-options. Elle continue évidemment. Mais la dégringolade de la bourse rend très aléatoires les gains possibles. Pour Jean-Paul Agon, patron de L'Oréal (et 1er du palmarès) c'est un vrai souci: plus de la moitié des 10 millions qu'il a perçu, en 2010, sont des actions, ou des options. Il s'est donc appauvri (c'est tout relatif) avec la crise.

Pas de récession. Surprise: la France évite l'entrée en récession. Les chiffres viennent, tout juste, d'être publiés par l'INSEE: la croissance française a finalement été positive au dernier trimestre 2011: +0,2%. C'est une bonne nouvelle, mais effectivement une surprise parce que l'INSEE, lui-même, anticipait un chiffre négatif, et une possible entrée en récession: elle est donc évitée.6 milliards . Les profits de BNP Paribas: 6 milliards en 2011. Ils ont été publiés, eux aussi, il y a quelques instants. Ils sont en baisse de 22%, en raison, notamment, des pertes passées pour la Grèce.En hausse. Le prix des carburants... au plus haut. Et ce n'est pas fini: les députés s'inquiètent de l'impact à venir de la TVA sociale. Jusqu"à un euro de plus, par plein, selon un rapport. Hier soir, la majorité UMP a adopté le principe d'un rapport sur cette question, début 2013: "si on constate effectivement une hausse des prix, on compensera", promet le gouvernement. La Gauche dénonce le "2 poids, 2 mesures": pour le tabac, la hausse a été immédiatement neutralisée. Pour l'essence, tout est renvoyé aux conclusions d'un futur rapport".

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