C'est hier, ici même, au Palais des Congrès de Brazzavile. C'était juste après l'émission « On va tous y passer ». On venait, tous, de danser la « rumba congolaise », en direct sur France Inter. Vérone Mankou, l'un des invités de Frédéric Lopez, nous accordait, en coulisse, quelques instants supplémentaires, lui qui a l'air d'être un homme pressé, quelques instants pour nous dire un peu plus de son projet de « tablette numérique africaine ». Quelques minutes plus tôt, à l'antenne, il avait d'expliqué qu'ici, au Congo, « devenir fonctionnaire ou homme politique n'était pas les 2 seules solutions pour s'en sortir ». « On peut aussi devenir entrepreneur » a-t-il expliqué, ajoutant, sûr de lui, « on n'est même pas obligé d'être proche du parti au pouvoir ». Lui, donc, après les smartphones, vient de concevoir, et mettre sur le marché, une tablette numérique, un « ipad africain ». On lui demande ce qui est « africain » précisément, dans son appareil, qui a les mêmes composants, les mêmes batteries que ceux vendus pas Apple ou Samsung. « Son prix » répond-il d'abord (150 euros), son « inspiration », congolaise, et surtout son objectif. Vérone Mankou veut créer du contenu « africain ». Son magasin en ligne, son « AppStore à lui » souhaite accueillir les applications africaines, qui manquent cruellement sur les autres plateformes numériques, imaginées « au Nord ». L'inventeur de la tablette numérique africaine confirme ensuite ce qu'un patron du CAC 40 nous avait expliqué, il y a quelques jours, avant prendre l'avion pour Brazzaville. Olivier Piou dirige Gemalto, spécialisée dans la sécurité numérique. L'Afrique représente 10% de son chiffre d'affaires. Et il le dit, comme l'inventeur de la tablette africaine, ce continent possède un fort potentiel de développement numérique. Simplement, il faut s'adapter au contexte : peu d'argent, de l'électricité qui fait souvent défaut, tout comme l'internet haut-débit. Mais, tout ça ne tue pas le marché, simplement ça créé des usages différents. Et des usages qui s'exportent. au Sud. Des gens du Sri Lanka, du Vietnam, du Nicaragua ont appelé Vérone Mankou pour lui parler de sa tablette numérique. Le patron de Gemalto aussi l'affirme: ce qu'il apprend des usages numériques africains, il s'en sert pour d'autres marchés «émergents ». C'est le cas des cartes télécom « pré-payé », système qui domine en Afrique. Il a cet immense avantage pour les opérateurs télécoms, il génère beaucoup de trésorerie ! L'Afrique, aussi, permet des « sauts technologiques » inédits: la monnaie mobile (les paiements directement via son téléphone portable). Dans les pays développés, les banques freinent, par peur de perdre leur rente). En Afrique, on les contourne. Ainsi, au Kenya, 1 tiers du commerce s'effectue par monnaie mobile aujourd'hui. Le système se généralise sur le continent. Mais Gemalto vend aussi des systèmes de votes électroniques sécurisés (au Bénin, au Burkina Faso, pour le compte de l'ONU), des cartes d'identité encore, où sont inscrits les droits sociaux, facilitant leur distribution. Pour ce patron du CAC 40, qui vend autant dans les pays développés que dans les émergents, ces 2 mondes, ces 2 marchés sont très différents certes, leurs usages numériques ne sont pas interchangeables mais ils sont, tous les deux, rentables.Du tac au tac. Les critiques de François Fillon sur l'abandon de l'objectif de 3% de déficit, agace beaucoup le gouvernement. Hier, l'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy a dénoncé, la « légèreté » et le « laxisme » du gouvernement. Le gouvernement qui mène, toujours selon François Fillon, une politique économique qui n'assure « ni la rigueur, ni la croissance », et qui aboutira à « plus de chômage ». Pierre Moscovici, ce matin, invite l'ancien Premier ministre à « un minimum de pudeur ». « Nous travaillons à redresser un pays qui a été dégradé par la majorité précédente » affirme l'actuel ministre de l'économie, qui rappelle, au passage, qu'en 2007, Nicolas Sarkozy avait commencé son mandat, en renonçant aux objectifs de déficit, promis à Bruxelles.Plus cher. Le patron d'EDF, Henri Proglio, plaide, à nouveau ce matin, pour une hausse des tarifs d'électricité, dans les prochaines années. Une hausse « raisonnable et raisonnée », jure-t-il, mais qui doit permettre de financer la modernisation du réseau et ce qu'il appelle, ce matin dans le Figaro, le « grand carénage » des centrales nucléaires.Moins cher. Les tarifs du gaz, eux, pourraient encore baisser le mois prochain. De à 0,5%, selon le nouveau mode de calcul en vigueur.

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