Je ne vais pas vous laisser longtemps chercher le point commun entre ces trois-là : il n'y en a pas. Sauf qu'ils sont à eux 3, responsables de la nouvelle dégringolade, hier, des places boursières : -5% à Londres. Presque autant à Francfort et à Paris. -3% à Wall Street. Ils sont aussi, chacun pris séparément, le symbole des 3 inquiétudes du moment, sur le plan économique. La Deutsche Bank : elle a révélé, hier, ses premières pertes annuelles depuis un demi-siècle. Rien que sur le dernier trimestre de 2008, la banque allemande a perdu quasiment 5 milliards d'euros. Immédiatement, ce sont toutes les valeurs bancaires, à la bourse, qui ont chuté (de presque 11% pour la Société Générale). La crainte là, c'est l'état de santé des banques. Sont-elles totalement remises de la crise financière de l'année dernière ? On en doute encore ! L'Allemagne vient de nationaliser partiellement la Commerzbank : c'était pas plus tard que la semaine dernière. En France, l'Etat va leur accorder plus de 10 milliards d'euros d'aide supplémentaire, dans les prochains jours. La Grèce, maintenant. Hier, sa "note" internationale a été abaissée - ça veut dire que les marchés commencent à s'inquièter du montant de sa dette. La Grèce, c'est un maillon faible, sur ce plan, au niveau européen. Ce n'est pas très surprenant que ce soit le premier pays à se voir ainsi sanctionné, mais cette annonce alimente une crainte bien plus vaste : celle d'un krach de la dette des Etats. Vont-ils trouver sur les marchés, les miliers de milliards dont ils ont besoin pour financer leur Plan de relance ? C'est tout la question. Enfin, les consommateurs américains. On les surveille "comme le lait sur le feu". Faute d'avoir trouvé, à ce stade de la "refondation du capitalisme", un autre équilibre mondial. On sait que c'est par eux que la reprise arrivera : en consommant à nouveau, ils vont relancer la machine, et les usines chinoises. Hier, les indices publiés aux Etats-Unis, montrent un nouveau recul des ventes au détail, pour le 6ème mois consécutif. La reprise attendra, donc... Obama (qui sait!). Ca continue ! La chute des places boursière se poursuit. Tokyo, ce matin, termine à presque -5%. Le gouvernement devrait accorder, finalement, un "coup de pouce" au Livret A. Ce n'est pas encore officiel : François Fillon, hier soir, disait même l'inverse. Mais, semble-t-il, l'Elysée a tranché, et va accorder, finalement, un demi-point au dessus de ce que la formule mathématique voudrait. Concrètement, le taux de rémunération du Livret A devrait passer de 4% actuellement, à 2,5%, le 1er février prochain. Une histoire de taux, encore. La Banque Centrale Européenne pourrait baisser son principal taux directeur, à la mi-jourée. Quel dividende ? Selon "Les Echos" de ce matin, l'Etat pousserait Renault à ne pas verser de dividences, cette année, à ses actionnaires. Ce serait une sorte de contrepartie de l'aide financière (en milliards d'euros) qu'il s'apprête à accorder au constructeur français, dont il détient 15% du capital.

L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.