D'après vous, est-ce que ça serait bon pour moi si j'allais voir là, maintenant, en sortant du studio, mon patron -notre patron, Philippe Val- pour lui dire tout ce que je pense de lui? Je sais que c'est un peu ce que Stéphane Guillon a fait, ici même lundi. Je sais aussi que d'autres ne s'en privent pas mais pour moi -simple salarié- est-ce que c'est une bonne idée? Pour la suite de ma carrière, pas sûr. Mais, pour ma santé, la réponse est oui! C'est ce qui ressort, en tout cas, d'une étude présentée, cette semaine, à Brighton, par la très sérieuse (c'est ce qu'on dit quand on ne connaît pas) Société Britannique de Psychologie (British Psychological Society). "Dire à son patron ce qu'on pense de lui est bon pour la santé!": c'est la conclusion de ces scientifiques qui encouragent, du coup fortement, les entreprises à permettre à leurs salariés d'évaluer, régulièrement, leurs supérieurs hiérarchiques... ça donne des employés "heureux, en bonne santé et non stressés". Ca paraît évident, mais ça va mieux en le disant... refouler certaines choses, ce n'est jamais bon. A l'inverse, dire ce qu'on pense... être franc avec ses dirigeants... permet d'évacuer du stress... le stress qui provoque anxiété, dépression et d'autres symptômes d'ordre physiologique ceux-là, comme des palpitations ou de l'hypertension. Plus prosaïquement encore: pluss de dialogue dans l'entreprise permet de réduire le nombre des congés maladie. L'étude montre, enfin, qu'un "manager", qu'un chef de service, qu'un patron est plus efficace quand il reçoit les commentaires de ses subordonnés. Chez les spécialistes du mangement (j'en ai "consulté" un hier) cette étude ne surpend pas évidemment. La question de ce qu'ils appellent le "feedback ascendant", c'est une vraie préocupation depuis de longues années. Leur conclusion, c'est qu'il faut manier les critiques contre son chef, évidemment avec prudence... notamment parce que, la culture française n'est pas la culture managériale anglosaxone. En France, les critiques exprimées sont très vite interprétées comme une remise en cause de la légitimité du chef. Représailles à la clé. Conclusion de mon expert, qui paraphrase la fameuse maxime sur le rire "on peut rire de tout, mais pas avec tout le monde": on peut formuler toutes les critiques qu'on veut... mais pas forcément avec tous les chefs! Nicolas Sarkozy veut renforcer la position de l'Etat, dans le capital de Renault! C'est le dernier épisode en date du feuilleton de la future Clio 4. Renault pourrait la construire, intégralement, en Turquie. Et non plus en partie à Flins. Depuis que l'information est connue, le gouvernement fait tout pour l'en empêcher. Et, du coup, hier, Christian Estrosi, le ministre de l'Industrie, a carrément évoqué la possibilité que l'Etat augmente sa participation (aujourd'hui à 15%) dans le capital du constructeur. Pour peser sur les décisions. Cette hypothèse, cela dit, ne pourrait être qu'une menace... histoire de faire plier Renault. Demain à l'Elysée, Nicolas Sarkozy reçoit Carlos Ghosn, pour en parler. Contre les profits "massifs" et surtout contre les bonus "obscènes"! C'est avec ses mots que Barack Obama a justifié, hier, l'instauration d'une "super taxe" sur les banques américaines. 50 établissements, au total, sont visés... y compris les filiales américaines de banques européennes. Cette taxe doit rapporter, au moins 90 milliards de dollars sur 10 ans.

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