Jean-François Roubaud, le président de la CGPME, l'organisation patronale qui représente les Petites et Moyennes Entreprises, a toujours sur lui, en ce moment, 2 listes. 2 listes qu'il présente volontiers à ses interlocuteurs. La première, c'est la copie d'un courrier qu'il a adressé, récemment, à l'Elysée, une sorte de "lettre au Père Noël", dans laquelle la CGPME énumère les 10 mesures que l'Etat devrait prendre, tout de suite, pour soutenir les Petites et Moyennes Entreprises. Crise budgétaire oblige, Jean-François Roubaud explique que se sont des mesures qui ne coûteraient rien, ou pas grand chose, à l'Etat. Par exemple, la pérennisation du médiateur du crédit, ou encore une réforme du Crédit Impôt Recherche. Si on regarde de plus près, on trouve quand même une mesure (une réforme de l'Impôt sur les bénéfices) qui coûterait 3 milliards à l'Etat, rien que ça. "Qui tente rien n'a rien", explique, dans un sourire, Jean-François Roubaud qui sait, que Nicolas Sarkozy ne retiendra, sans doute, que quelques unes de ses idées. Cet après-midi, le Chef de l'Etat doit, en effet, prononcer, un discours à Planète PME, le grand rendez-vous annuel de la CGPME, à Paris. C'est la 3ème fois que Nicolas Sarkozy, depuis le début de son mandat, rend, ainsi, une visite à l'organisation patronale. Le Medef n'en a pas eu autant. Précision de Jean-François Roubaud: "c'est vrai, il vient souvent mais la dernière fois, on avait monté l'événement à la demande express de l'Elysée. Cette fois-ci, il vient à "Planète PME", c'est tout à fait différent!". C'est que qui nous mène, à la 2ème liste de Jean-François Roubaud. Une sorte d'anti-sèche, une petite fiche glissée dans un étui en cuir: la liste de toutes les mesures que Nicolas Sarkozy a prise depuis 2007. En faveur des PME. Le patron de la CGPME ne le cache pas: aucun Président n'a fait mieux que lui. Et il déroule: la défiscalisation des heures supplémentaires, le "zéro charges" dans les TPE, le chômage partiel assoupli, les délais de paiement raccourcis, la réforme de Taxe professionnelle, la suppression de l'impôt forfaitaire annuel. La TVA réduite dans la restauration également! "Sans tout ça, beaucoup d'entreprises seraient restées sur le carreaux, avec la crise", explique Roubaud. Qui acceuille, donc, cet après-midi, avec plaisir, "son" président. L'Espagne n'a pas besoin de l'aide de l'Europe! C'est ce que répètent, à la fois, le gouvernement espagnol et la Commission européenne: "aucun plan de sauvetage de l'Espagne n'est en préparation" affirment-ils, pour faire taire une nouvelle rumeur qui circule sur les marchés. Elle a été relancée par un article, dans un quotidien allemand, qui expliquait hier, que Bruxelles et la Banque Centrale Européenne auraient donné leur "feu vert". Ce sont, essentiellement, les difficultés des banques espagnoles qui inquiètent. De A3 à Ba1. Hier, l'agence Moody's a abaissé, une nouvelle fois et fortement, la note de la Grèce. Désormais, en catégorie spéculative. France-Allemgane. A Berlin, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel affichent une entente renouvelée. Ils se disent d'accord pour une gouvernance économique européenne à 27, avec "sanction" des pays laxistes. France et Allemagne iront, également, défendre ensemble au G20 l'idée d'instaurer 2 taxes: l'une sur les banques, l'autre sur les transactions financières.

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