Par Régis Lachaud.

Les membres du gouvernement sont peu bavards sur la réduction des dépenses publiques mais les choses se précisent en matière de hausses d'impots pour les mois qui viennent. "Ce ne sera pas la peine de sortir du projet de François Hollande" confiait hier un ministre proche du Président... Autrement dit, tout ne sera pas fait dès le collectif budgétaire 2012 mais, symboliquement, le gouvernement Ayrault affichera dès Juillet un détricotage méticuleux de la loi TEPA, votée à l'été 2007, juste après l'élection de Nicolas Sarkozy. Un exemple, la suppression des aides publiques aux heures supplémentaires. Les exonérations de charges sociales seront supprimées dès le mois prochain, sauf pour les PME qui emploient moins de 20 salariés. En revanche, l'exonération fiscale sera maintenue cette année avant d'être supprimée en 2013, dans le cadre du projet de loi de finances voté à l'automne. Mais le gouvernement souhaite compenser la perte de pouvoir d'achat pour les salariés concernés. Le bonus salarial payé par les entreprises pour les heures supp devrait donc être augmenté. Oui, les droits de succession seront augmentés, là aussi par une annulation "partielle et pragmatique" des mesures votées en 2007. Le montant des donations et successions en franchise d'impot sera réduit et le délai entre deux donations défiscalisées augmentera à nouveau (probablement de dix à quinze ans). Pour l'ISF, une contribution exceptionnelle sera mise en place dès cette année, avant de revenir l'an prochain à l'ancien barème de cet impot sur la fortune. Mais, comme promis pendant la campagne, le gouvernement conservera le seuil d'entrée dans l'ISF à 1,3 millions d'euros (avec taxation à partir de 800 000 euros). Le collectif budgétaire voté le mois prochain devrait aussi prévoir une hausse des cotisations prélevées sur l'épargne salariale dans l'entreprise, des taxes spécifiques à certains secteurs, des hausses de cotisations retraites (salariés et employeurs) mais pas question de mesures d'économies dans les dépenses programmées, au moins pour l'instant. Jusqu'à présent, le gouvernement s'est contenté de gager chaque dépense supplémentaire par des économies correspondantes pour ne pas alourdir les déficits. Mais çà ne suffira pas et il le sait!

Les taux d'intérêt espagnols ont encore flambé hier sur les marchés. Plus de 7% hier pour les taux à 10 ans. Une première historique qui confirme l'inquiétude grandissante des marchés financiers concernant la situation de l'Espagne et, plus largement, la crise de la zone euro.

En visite à Rome, le président français a présenté les trois principaux points de son plan pour l'Europe . Croissance économique, stabilité financière et renforcement de l'Union économique et monétaire. François Hollande souhaite notamment encourager une harmonisation fiscale au sein de la zone euro.

La banque centrale du Japon a décidé de maintenir son principal taux directeur . Entre zéro et 0,1% pour encourager la croissance économique.

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