"La guerre aura bien lieu". C'est le Figaro qui l'annonce, ce matin. L'info nous avait échappé. Cette guerre, c'est une guerre impitoyable, une "guerre des bonbons", qui vient d'être déclarée. On ne rigole pas: le marché français de la confiserie, c'est grosso modo un chiffre d'affaire annuel d'un milliard d'euros. ll se consomme, paraît-il, un peu plus de 7 kilos de bonbons et confiserie par seconde, en France. Plus de 220 mille tonnes, chaque année. Ca fait quelque chose, comme 3/4 kilos de bonbon avalés, par personne et par an. J'ai testé, ce matin, dans la rédaction: tout le monde jure qu'il n'atteint pas une telle quantité. Peu importe, le sujet, c'est, donc, ce marché juteux du bonbon, marché dominé par Haribo. Et que le célèbre Carambar a décidé d'aller attaquer. C'est ça l'info, cette bataille commerciale qui commence. Il y a quelques jours, Mondelez, le géant américain, qui détient la marque Carambar, la barre en pâte dure, a décidé de se lancer dans le bonbon gélifié, mais pas n'importe lequel, le bonbon gélifié "qui pique". Demandez à vos enfants, ils vous expliqueront. Historiquement, raconte le Figaro de ce matin, c'est le Français Lutti qui régnait en maître sur cette catégorie (les gros fils acides). Haribo, il y a 6 ans, s'est lancé sur ce créneau, la série de bonbons PIK -les dernier-nés, ce sont les "dragibus PIK"- Ca cartonne: +22%. Carambar réplique, donc, avec sa propre gamme de bonbons "qui piquent". Nom: Very Bad Kids. Slogan "acides, puis doux": à ce stade, ce sont des petits personnages très colorés. On dirait des nounours, et ce n'est pas un hasard. Depuis quelques semaines, sur internet, le marketting et la pub font rage: page facebook, jeux. Ailleurs, des distributions d'échantillons, des journées d'animations. Objectif: s'imposer, très rapidemment. Parce que le segment des bonbons gélifiés, c'est le créneau plus porteur du moment. Et que les bonbons gélifiés "qui piquent', c'est encore mieux: une progression de 13%, ces derniers mois, dans un marché, plutôt atone. Et, surtout, parce que le prix, plus élevé, qui permet de soigner les marges bénéficaires.

Fonctionnaires. Le gouvernement s'apprête à revaloriser le salaire de tous les fonctionnaires! Et c'est demain que la ministre de la fonction publique, Marylise Lebranchu devrait l'annoncer aux syndicats. Alors, attention, il n'est toujours pas question de toucher au point d'indice, qui reste gelé jusqu'en 2017, mais le gouvernement, en revanche, aurait décider de s'attaquer aux grilles salariales des 3 fonctions publiques: Etat, collectivité locales et hôpitaux. L'objectif serait d'améliorer le déroulé des carrières des fonctionnaires, pour éviter le tassement salarial d'aujourd'hui, et répondre, aussi, à la crise de certaines vocations. Concrêtement, l'idée est de créer des grades supplémentaires, mieux payés... mais plus espacés

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