Un code, et au moins un nom devraient évoqués, tout à l'heure, dans le bureau du Président de la République, lors de l'entretien entre Nicolas Sarkozy et François Hollande, qui précèdera la cérémonie officielle de passation de pouvoir, à l'Elysée. Le code, c'est le code nucléaire. Le nom, c'est celui de Xavier Musca, le secrétaire général de l'Elysée. C'est l'autre tradition des passations de pouvoir: le Président sortant demande à son successeur de prendre soin, d'assurer l'avenir de quelques collaborateurs importants. Forcément aujourd'hui, Xavier Musca est en tête de liste. C'est un ami très proche de Nicolas Sarkozy, un "ami de 30 ans". C'est lui qui pendant la campagne, a tenu l'Elysée. Et depuis l'élection de François Hollande, c'est aussi lui, Xavier Musca, qui assure la transition, fait passer les dossiers urgents à l'équipe Hollande. Mais Xavier Musca, c'est aussi celui qui a géré au plus près les crises qui ont secoué le quinquennat qui s'achève. D'abord depuis Bercy, puis à l'Elysée. C'est lui qui a mené toutes les négociations des multiples "sommets européens de crise, de la dernière chance" et autres G20. C'est lui, par exemple, qui, épuisé, livrait, en pleine nuit, aux journalistes, les derniers éléments des négociations en cours, avant d'y retourner. C'était une pièce "maîtresse" de l'équipe sortante, mais comme c'est aussi "l'un des plus beaux specimens de la méritocratie française", comme l'a écrit un hebdomadaire (fils d'agents des PTT), la Gauche triomphante devrait éviter de le maltraiter. Depuis quelques mois, on sait que Xavier Musca était au centre d'une polémique entre les 2 camps. En fin d'année dernière, Nicolas Sarkozy avait l'intention de le nommer à la tête de Caisse des Dépôts. François Hollande et ses proches étaient monté au créneau, et finalement, le Président avait reculé, en suspendant toute nomination "sensible" jusqu'à l'élection. Aujourd'hui, certains à l'Elysée veulent croire que François Hollande, magnanime, nommera, finalement, Musca à la Caisse. Pour Nicolas Sarkozy, c'est même une sorte de test, un défi lancé à son sucesseur. Rien n'est moins sûr, mais une autre porte de sortie est envisagée pour le fidèle sarkozyste: la présidence de l'AMF, l'Autorité des Marchés Financiers, actuellement occupée par Jean-Pierre Jouyet, l'ami... de François Hollande, promis à d'autres fonctions. Ce serait, alors, une sorte de "chassé-croisé d'amis de 30 ans".

Free. Free Mobile revendique plus de 2 millions et demi d'abonnés Le chiffre officiel était attendu: il vient d'être publié. Free a recruté, sur les 3 premiers mois de l'année, 2 millions 600 mille abonnés. C'est 4% du marché du mobile en France.Not free. La Grèce doit rester dans la zone euro: c'est le message envoyé, hier soir, par les ministres européens des finances. "Les pays membres de la zone euro ont l'intention inébranlable de conserver la Grèce parmi eux", dit Jean-Claude Juncker, le président de l'eurogroupe. Qui critique la "propagande" -c'est son expression- menée par ceux qui évoquent l'exclusion d'Athènes. Hier, le blocage politique en Grèce a, en tout cas, fait reculer toutes les places boursières européennes.Quasi-nulle. L'inflation a été presque stable, en avril, selon l'INSEE (chiffre publié, il a quelques instants): +0,1%. Sur un an, la hausse des prix ralentit, à 2,1%Nulle. "La croissance au 1er trimestre 2012 a été nulle", dit encore l'INSEE, ce matin.

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