uand on parle du téléphérique à Monsieur le Maire, ou directement au responsable du projet, la première phrase qui fuse, c'est celle-ci: "attention, ce n'est pas un gadget!". François Cuillandre, le maire de Brest, ajoute encore: "ce ne sera pas un promène-couillon!". Pas un gadget, donc, mais une vraie surprise quand même, quand on découvre le projet: Brest -Brest en Bretagne, pas dans les Alpes ou dans les Pyréennées- Brest va s'équiper d'un téléphérique! En pleine ville donc, et totalement intégré aux transports publics de la ville. On va pouvoir passer, avec le même ticket, du tramway, inauguré en juin dernier, aux cabines du téléphérique. Il va permettre de franchire la Pinfeld, la rivière qui traverse Brest, en 5 minutes à peine. Là, où aujourd'hui, pour rejoindre le quartier des Capucins, on met 10/15 minutes, en voiture. La vérité, c'est qu'aujourd'hui personne ne va au plateau des Capucins: les anciens ateliers des chantiers navals sont totalement désaffectés. Sur leur façade, quelqu'un même a tagué, en énorme, un message un peu enigmatique: "La penfeld n'existe pas". Mais dans 2 ans, rachetés par la Ville, des immenses hangars vont devenir un multiplexe cinéma, une médiathèque, une Cité internationale, une galerie commerciale. Et juste derrière, plus de 500 logements, un "éco-quartier" va sortir de terre. Et pour s'y rendre, ou en partir, on prendra, donc, le téléphérique. Comme au ski. Victor Antonio, le responsable du projet ne sait pas dire qui a eu l'idée, le premier. Ce qu'il sait, en revanche, c'est qu'aujourd'hui, encore, il est, parfois, bien difficile d'être pris être sérieux. Le projet de téléphérique brestois est pourtant acté: il été préféré à l'idée de construire un nouveau pont ou une passerelles. Le téléphérique (celui-ci ira jusqu'à 60 mètres, en hauteur), au final, s'est avéré être la meilleure des solutions: la plus économique, la plus écologique. Ce téléphérique est fait pour les Brestois, on l'a compris, mais les responsables espèrent, évidemment, qu'il attirera aussi les curieux. C'est le cas de celui de New York (qui permet de rejoindre l'île Roosevelt). Le maire de Brest l'a testé, et confirme qu'on y croise aussi bien des gens qui vont au travail, que des touristes. En tout cas aujourd'hui les projets de téléphériques urbains, ou de télécabines urbaines, surgissent partout: à Toulouse, à Grenoble, à Créteil en région parisienne. A St Brieuc, on y pense, paraît-il. Ce sont des villes d'Amérique du Sud qui ont lancé le mouvement: Medellin est en pointe. Rio désenclave, ainsi, ses favelas. La "cabine en ville", ça devient très tendance. Et c'est Brest qui va lancer les premières cabines.La France échappe à la récession. Le chiffre était très attendu: la croissance française a été positive, au 3ème trimestre: +0,2%: c'est une surprise. Cette bonne nouvelle, toute relative, de l'INSEE s'accompagne, à l'inverse, d'une révision à la baisse de la croissance du 2ème trimestre. Un recul de 0,1%. Bref, l'économie française reste plate.Au travail! Le patronat livre ses premières propositions pour réformer le marché du travail en France. Elles lancent la négociation "historique", évoquée par François Hollande, mardi. Le texte (première base de travail) est sans nuance: le patronat demande un assouplissement du CDI. Propose le plafonnement des indemnités. Le Medef réclame encore le retour de la dégressivité des allocations chômage, et la validation des plans sociaux par l'administration, afin d'éviter tout recours à la justice.

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