Il s'agit de la liste des produits qui vont bientôt devoir composer avec le fameux "bonus-malus" écologique. Il s'applique, (tout le monde le sait) depuis le début de cette année, au secteur automobile. Tout le monde le sait également : dans le cadre du Grenelle de l'environnement, il doit être étendu à d'autres produits. Le but, c'est d'orienter les consommateurs que nous sommes, vers ce qui est le plus performant sur le plan environnemental. Autrement dit, vers ce qui consomme le moins d'énergie, mais aussi ce qui nécessite le moins de matières possibles (métaux, composants électroniques...) et enfin vers ce qui est le plus possible, recyclable. Depuis des semaines maintenant, tout le monde cherche, donc, à savoir quels produits seront concernés. Des premiers noms sont sortis : les pneus, les réfrigérateurs, les écrans plats, les lave-vaisselle, les ordinateurs - ça semble assez évident et le gouvernement n'a pas démenti. Depuis ce week-end, la liste s'allonge : la peinture, le vernis, les détergents, les téléphones portables, le logement, les 2 roues motorisées, également... les bus collectifs. Le ministère de l'Ecologie continue à ne pas démentir, mais refuse de confirmer devant un micro ou une caméra. Tout se passe, en fait, comme si tout le monde peut en parler, sauf les ministres concernés Jean-Louis Borloo et Nathalie Kosiusco-Morizet. Eh bien, c'est exactement ça. La raison, c'est qu'ils veulent à tout prix éviter les "effets d'aubaine" qu'on a connus avec le bonus-malus automobile. Annoncé début décembre pour une mise en place au 1er janvier, dans l'intervalle, les ventes de 4X4 et de grosses berlines (bientôt taxées) avaient connu un véritable "boom". Soit exactement, l'inverse du but recherché. Les ministres espèrent, donc, éviter, cette fois-ci, cet écueil... C'est pas franchement gagné ! La plus grave crise financière depuis 1 siècle. C'est l'ancien, et très charismatique, patron de la Réserve Fédérale Américaine, Alan Greespan, qui qualifie désormais ainsi les événements de ces derniers mois. Et de ces dernières heures ! Pour ces dernières heures : - C'est, d'abord, l'échec des tractations menées ce week-end pour sauver la grande banque d'affaires de Wall Street, Lehman Brothers, victime, à son tout, des subprimes. Après le retrait du dossier des repreneurs potentiels les plus crédibles, on s'attend, désormais, à sa mise en liquidation, dans la journée. - Preuve que tout le monde s'y prépare, les autorités américaines viennent d'annoncer de nouvelles mesures de soutien au marché pour éviter un "krack" financier. Les banques américaines, de leur côté, créent un Fond de soutien de 70 milliards de dollars. - Autre annonce de la nuit : Bank of Ameria va racheter Merril Lynch (autre banque d'affaires en difficulté), pour 50 milliards de dollars. Une autre menace de faillite : celle d'Alitalia. Un premier Accord partiel a été conclu, cette nuit, entre les repreneurs de la companie aérienne italienne et les confédérations syndicales. Mais les pilotes et les personnels navigants rejettent le texte.

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