Un ancien président de Droite qui appelle à voter Hollande. Un ex-Premier ministre socialiste qui dénonce la "maladie mentale" de Dominique Strauss-Khan. Enfin, l'ancien Président de la Commission européenne qui tacle, très méchamment, la patonne du FMI... c'est une sacrée "série noire" que nous vivons en ce moment. Cncernant Jacques Chirac, les médecins parlent d'anoso-gnosie. Michel Rocard, lui, s'est excusé. Pour Jacques Delors, en revanche, les propos semblent bien assumés. Résultats de la liberté de parole totale accordée à celui qui n'est plus en fonction. C'était hier. L'ancien président socialiste de la Commission européenne s'en est donné à coeur-joie, lors d'une émission télé (également sur France Info). Une petite heure d'entartage général. Les dirigeants européens d'aujourd'hui sont, grosso modo décrits par Jacques Delors, comme des incapables. La "règle d'or" budgétaire de Nicolas Sarkozy est qualifiée, carrément, de "piège à cons"... avant que ne vienne le tour de Christine Lagarde. La patronne du FMi, depuis sa déclaration cet été sur les banques européennes -"il faut les recapitaliser d'urgence- est très critiquée. On a parlé de gaffe. On a dit, aussi qu'en disant ça, elle avait attisé la crise boursière. C'est aussi ce qu'a dit hier Jacques Delors. Qui dénonce une "grosse erreur politique" mais qui ajoute: l'ancienne ministre française de l'économie ressemble, aujourd'hui, à "un perroquet savant qui perdu son professeur". Jacques Delors s'empresse de préciser que ce sont les mauvaises langues à droite, qui disent ça. Lui ne fait que... répéter! Répéter effectivement ce qu'on a beaucoup entendu, quand Christine Lagarde était à Bercy: "ce n'est pas elle qui dirige mais Xavier Musca, homme fort du ministère, aujourd'hui secrétaire général de l'Elysée". Christine Lagarde le sait. En quittant le gouvernement, elle s'était, d'ailleurs, défendue de n'avoir été qu'une "courroie de transmission". Perroquet, courroie... A propos de sa déclaration sur les banques en tout cas, elle peut se consoler: oui, sans doute (comme le lui reproche Delors) elle aurait dû éviter de parler en public. Mais, non, elle ne se trompe pas: les banques en Europe manquent de fonds propres. Les plans, annoncés hier et avant-hier, par la Société Générale et BNP-Paribas visent très exactement à combler ce déficit.

Le gouvernement s'engage à mieux encadrer les tarifs de la SNCF. Promesse de Nathalie Kosciusko-Morizet, ce matin, dans les colonnes du Parisien. La ministre de l'Ecologie- chargée, également, des transports- annonce que dès l'année prochaine, la SNCF devra afficher, sur son site internet, le tarif le plus cher, et le tarif le moins cher, pour chaque parcours. C'est une réponse aux usagers, perdus dans la "jungle" tarifaire de la SNCF. La ministre souhaite, également, une répartition "équilibrée" des tarifs. La SNCF doit s'engager, selon NKM, à ce que la moitié des voyageurs, sur un trajet donné, paie un prix égal, ou inférieur au prix de référence.Téléconférence. L'Allemagne et la France promettent de ne pas lâcher la Grèce. Si on a pu, ces derniers jours en douter (avec l'affolement des marchés), Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, hier soir (à l'issue de leur conférence téléphonique avec le Premier ministre grec) ont décidé... de ne rien changer et de maintenir la ligne fixée cet été: Athènes doit' assainir ses comptes et le 2ème plan d'aide à la Grèce doit être, au plus vite, adopté, en Europe.

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