L'éco du jour par Bruce de Galzain Cela fait deux jours qu'ont débuté en Guadeloupe les fameux états généraux de l'outre-mer ; samedi ce sera en Martinique, puis en Guyane, à la Réunion et à partir de mercredi prochain "officiellement" en métropole où vivent 1 million d’ultra-marins. Mais qui donc participe à ces états généraux ? C’est Nicolas Sarkozy qui les a convoqués en pleine crise politique, économique et sociale ; il y a deux mois exactement, le chef de l'Etat annonçait même qu'il se rendrait en Guadeloupe "dés le calme revenu". La date n'est toujours pas arrêtée... Les collectifs qui ont mené la fronde - le LKP d'Elie Domota en Guadeloupe, le collectif du 5 février en Martinique et le Cospar de la Réunion - ont eux confirmé qu'ils ne participeraient pas à ces états généraux ; ils estiment que le gouvernement décidera seul quoiqu'il en soit. Les békés -accusés de tous les maux aux Antilles- y participent mais à reculons, inquiets de la précipitation des travaux. Enfin la population n'est pas non plus trés motivée : le premier atelier mardi soir à Jarry en Guadeloupe portait sur la rénovation du dialogue social, malgré les annonces à la radio, il n'a réuni que 11 participants ! Et pourtant l'enjeu est de taille : il faut aboutir à une plus grande autonomie économique des DOM. Car l'outre-mer est rongé par l'assistanat selon la juriste Anne-Marie Le Pourhiet, elle estime que tout fonctionne au passe-droit et au clientélisme avec toujours le même refrain exonération-subvention-dérogation ! L'outre-mer est en fait sous perfusion. C'est donc tout un modéle qu'il faut changer, modéle économique, modéle de gouvernance. C'est ce que souhaitent l'Etat, le patronnat, les syndicats et une partie de la population... qui ont donc à sortir la tête de l'eau ! Pas de pêche à la subvention ! Les pêcheurs réclamaient une augmentation des quotas, il ont obtenu une enveloppe de 4 millions d'euros cette nuit aprés 4 heures de discussions avec leur ministre de tutelle. Michel Barnier dit ne pas pouvoir revenir sur les quotas, il propose une réunion avec le commissaire européen à la Pêche sous 15 jours. Le prix des produits de grandes marques recule. Le prix de ces produits vendus en supermarchés recule sur un an - 0,38% en mars, c'est une première depuis des années ! En revanche le prix des marques de distributeur a augmenté d'1,83%, celui des premiers prix de 3,93% toujours en mars et sur un an. Les grandes banques française ont gagné de l'argent en 2008 : 1 milliard 600 millions d'euros. Ces résultats sont en chute de 93% par rapport à 2007. Les Echos chiffrent à 25 milliards le coût de la crise pour nos banques. Edouard Balladur veut taxer les hauts salaires. L'ex-premier ministre et ancien mentor de Nicolas Sarkozy préconise une contribution exceptionnelle de solidarité pendant la crise. Mais le ministre du budget Eric Woerth exclut toute hausse de la fiscalité, sinon vous tuez la sortie de crise dit-il !

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