Surprise, hier, lors de l'Assemblée générale de LVMH. Alors que les actionnaires s'attendaient à élire Hélène Carrère d'Encausse comme nouvelle administratrice du groupe de luxe, Bernard Arnault annoncé qu'il proposait, finalement, Bernadette Chirac pour le poste. L'académicienne renonce, a expliqué le grand patron, "pour des raisons personnelles", "je vous propose donc de choisir Bernadette Chirac". Ce qui fut fait dans la foulée: élue à plus de 80%. Comme son mari en 2002. Pour justifier son choix, Bernard Arnault a expliqué que Bernadette Chirac avait une connaissance parfaite du monde "du fait, de ses anciennes fonctions", femme du Président de la République. Et tant pis, si, à proprement parlé, "1ère dame de France" n'est pas une fonction! En fait, LVMH avance, officiellement, 3 raisons pour justifier l'arrivée de Bernadette Chirac. D'abord donc, ses 12 ans passés à l'Elysée. Ensuite, le fait qu'elle soit une femme! Et comme beaucoup de Conseils d'administration en France, LVMH en manque cruellement. Jusqu'ici, il n'y en avait qu'une seule: Delphine Arnault. Le fille du patron. Enfin, Bernadette Chirac, explique LVMH, a toujours défendu la mode. Notamment en assistant régulièrement aux défilés. Bref, c'est la candidate idéale! En fait, en choisissant Bernadette Chirac, LVMH s'offre une sorte de "symbole français", qui peut fonctionner, à l'international, lors de la conquète de certains marchés. "C'est un peu comme si Bernard Arnault s'achetait la Tour Eiffel", explique un spécialiste. Un choix plutôt malin, qui scelle, par ailleurs, sa réconciliation avec François Pinault. On n'imagine pas, en effet, Bernadette accepter d'aller chez LVMH, sans que le patron du groupe concurrent PPR, l'autre grand ami de la famille Chirac (employeur, par ailleurs, de sa fille, Claude), ne lui donne son feu vert! On peut dormir tranquille: les 2 hommes les plus riches de France sont, à nouveau, amis! L'amitié, les réseaux... c'est encore ce qui saute aux yeux avec cette arrivée de Bernadette Chirac à LVMH. Elle va, en effet, sièger aux côtés du Socialiste Hubert Védrine, lui aussi administrateur du groupe de luxe. Tout comme le balladurien Nicolas Bazire. Elle pourrait, également, croiser dans les couloirs, Patrick Huart, qui, il y a quelques semaines encore, conseillait Nicolas Sarkozy, à l'Elysée. LVMH, c'est un peu la République apaisée. Danone doit revoir une bonne partie de sa stratégie! Sa stratégie basée sur l'argument "santé" de ses produits. Ces yaourts qui "renforcent les défenses naturelles", ou qui "facilient le transit". Hier, le groupe a retiré sa demande de validation de ses messages publicitaires, déposée auprès de l'agence européenne de sécurité alimentaire. Elle avait, en fait, toute les chances d'être rejetée. Et Danone a, donc, préféré la retirer avant un avis négatif qui aurait été du plus mauvais effet. A la bourse, le titre Danone a été sanctionné, puisque c'est tout le développement de ce que Danone appelle les "alicaments" qui vient d'en prendre un coup. Un plan d'aide pour les chômeurs en fin de Droits. L'Etat, les syndicats et le patronat se sont entendus, hier soir, pour débloquer, ensemble, un peu plus de 700 millions d'euros. Ce plan passe par plus de formations rémunérées, plus de contrats aidées et la création d'une aide exceptionnelle pour une centaine de milliers de chômeurs en fin de droit. Et qui se retrouvent sans solution, ni ressources. La Grèce, à 2 doigts de solliciter l'aide européenne. Hier, Athènes a, en tout cas, réclamé l'ouverture de négociations sur les modalités précises d'application du plan d'aide.

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