Sur la photo choisie par les Echos pour illustrer l'interview, Maurice Lévy fait la tête. Il a "la bouche à l'envers" comme on dit parfois. Pas content. La photo est bien choisie, parce qu'effectivement le Président du directoire de Publicis n'est pas de bonne humeur: il vient répondre à la polémique sur son méga-bonus de 16 millions d'euros. Maurice Lévy affirme qu'on lui avait conseillé de se taire jusqu'ici mais, selon lui, l'affaire a pris une nouvelle tournure, ces derniers jours. C'est maintenant, dit-il, son entreprise, toute entière, qui est affectée. Or, précise-t-il, "l'image, pour un groupe comme Publicis, c'est un actif". Qu'il doit donc défendre. Maurice Lévy s'étonne, en tout cas, que son nom soit, aujourd'hui, "jeté en pature dans les meetings politique ou sur les plateaux télé". "Pour moi qui avais été habitué à un être un symbole positif", estime-t-il, "le coup est rude". Suivent les arguments déjà lus, dans les communiqués publiés par Publicis, depuis la révélation de ce bonus. "Non, ce n'est pas une prime annuelle, mais 16 millions accumulés pendant 9 ans. "une somme considérable, je le reconnais" mais basée sur des critères exigeants. Maurice Lévy déroule: "le groupe a changé de dimension sous mon impulsion: le chiffre d'affaires est passé de 560 millions à 5 milliards 8. Les profits ont été multipliés par 26, la valeur de l'entreprise en bourse par 20. Et les effectifs sont passés de 6 mille à 54 mille. "Mes 16 millions de bonus, au final, ne représentent que 0,4% de toute la valeur créée". "Faut-il avoir honte?" lâche Maurice Lévy, qui se fait ensuite "politique" en évoquant la tranche d'impôt à 75% de François Hollande: "ce qui m'inquiète le plus aujourd'hui, c'est que l'on condamne la réussite, en France". Sur le site internet des Echos, où l'interview est intégrale, Maurice Lévy répond à cette dernière question: "allez-vous réinvestir vos 16 millions, en France?". "J'ai plein de projets, mais si je fais ou dis quoique ce soit, on dira que c'est parce que je me sens coupable".

BCE. Nicolas Sarkozy veut revoir le rôle de Banque Centrale Européenne. Proposition, hier, du Président-candidat, dans son discours place de la Concorde. Nicolas Sarkozy souhaite que la BCE, à l'avenir, soutienne la croissance en Europe... la croissance, c'est un "problème majeur pour l'avenir de l'Europe" dit-il pointant les "limites fixée à la BCE dans le Traité de Maastricht". S'il est réélu, il promet, donc, d'ouvrir ce débat.Yuan . Le geste de la Chine: à partir d'aujourd'hui, sa monnaie, le yuan, pourra fluctuer de plus ou moins 1% autour de son cours officiel, fixé par Pékin. C'est perçu comme un geste d'ouverture: en permettant le renchérissement de sa monnaie, la Chine accepte de voir ses exportations diminuer.

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