La "taxe Volfoni", c'est comme ça que les chefs d'entreprise de l'internet français appelent -pour s'en moquer- la "taxe Google", ce prélèvement de 1% sur toutes les publicités passées sur Internet. Une taxe qui a conu un drôle de sort, hier. Elle a été adoptée par le Parlement, à l'occasion du vote définitif du budget 2011. Mais, elle a été immédiatement suspendue par le gouvernement. Il a repoussé sa mise en place du 1er janvier au 1er juillet. Et, en fait maintenant, tout le monde s'attend à un enterrement de première classe. Alors, pour reprendre au début, pourquoi "taxe Volfoni"? Volfoni, ça renvoit, évidemment aux "Tontons flongueurs", un film riche en répliques cultes. Les leaders français de l'internet ont choisi celle-ci pour la paraphraser: "c'est la taxe "je-sais-que-c'est-injuste-mais-ça-soulage". Dans le film, c'est l'aîné des Volfoni qui prononce cette phrase: "Je dis pas que c'est pas injuste, je dis que ça soulage". C'est peut-être cette référence cinématographique, doublé d'un intense lobbying qui a porté un coup fatal à cette "taxe Google", pas très méchante, cela dit: 1 % seulement. La démonstration des leaders français de l'Internet est, en effet, imparable pour démonter ce nouveau prélèvement, imaginé au Sénat, et défendu jusqu"au bout, par son rapporteur UMP au Budget, Philippe Marini. L'objectif initial est louable: les géants de l'Internet, que sont Google, Apple, Facebook, Yahoo réalisent, avec leurs clients ou leurs usagers français, d'immenses profits. Mais ils ne paient quasiment aucun impôt en France. Leur méthode est connue: ils se sont s'installés au Luxembourg, ou en Irlande. Et font disparaître leurs bénéfices, via les paradis fiscaux. Pour les contrer (tout le monde en convient, y compris le concepteur de la taxe), la solution est européenne. Mais comme c'est compliqué à obtenir (il faut un consensus, c'est long...), on a donc créer une taxe bien française, assise sur la publicité en ligne, payée en France. Résultat: ce ne sont pas les géants américains qu'on taxe, mais les petits français. "C'est injuste mais ça soulage". Hier donc, le gouvernement, qui dès le départ, n'était pas "très chaud" pour procéder ainsi a donc décider de se donner un peu de temps avant de mettre en place cette taxe. Ce sera en juillet. Et, sans doute jamais. Au Sénat, un revirement a pesé, celui de Jean Arthuis. il était pour la taxe, mais a finalement plaidé pour sa suppression. Il a joué, à sa façon, au tonton flingueur de la taxe. Bon pour la santé? Aux Etats-Unis, Danone débourse 21 millions de dollars pour mettre fin à des poursuites contre certaines de ses publicités jugées mensongères. Des publicités qui vantaient les prétendues vertus thérapeutiques de 2 de ses produits vedettes: le yaourt Activia et le lait fermenté Actimel, vendu aux Etats-Unis, sous la marque DanActive. La Commission fédérale américaine du Commerce estime que Danone ne peut pas prouver l'efficacité d'Activia contre la constipation, et celle d'Actimel contre le refroidissement et la grippe. Danone paie donc 21 millions de dollars pour mettre fin à la procédure engagée contre elle. Ils s'ajoutent à 35 autres millions, versés l'année dernière (toujours aux Etats-Unis) pour indemniser des clients qui s'estimaient laisés. En Europe, Danone a, déjà récemment, dû modifier les "allégations santé" de ses publicités. Après les Vélib'. Le groupe Bolloré remporte, à Paris, le marché des Autolib'. Ces futures voitures électriques seront mises en libre-service, dans un 1 an dans la capitale et en Ile-de-France.

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