En général, à la bourse, le mois de décembre est un bon mois, le mois idéal pour un "rally", comme disent les spécialistes, c'est-à-dire une série de séances à la hausse. Le traditionnel "rally de fin d'année" permet de d'habiller un peu les portefeuilles, autrement dit, de redresser le bilan, d'afficher de bonnes performances annuelles. Cette année, et à ce stade, c'est raté! Et vraiment raté. A Paris, l'indice phare, le CAC 40, vient d'enchaîner 6 séances de baisse. Presque 10% de pertes, au total. Il faut remonter à septembre 2011 et au pire moment de la crise de la zone euro pour retrouver une telle chute, ce qui n'est peut-être pas un hasard puisque la situation en Grêce est l'un des facteurs qui expliquent la déprime du moment. L'accélération du calendrier électoral, à Athènes, a fait ressurgir les pires craintes, sur les marchés qui n'aiment rien moins que l'incertitude politique (on retrouve nos bons vieux poncifs). Dans le pire cauchemar des investisseurs et boursicoteurs: l'échec de l'élection grecque provoquera des Législatives anticipées, et l'arrivée au pouvoir du parti de gauche Syriza. A tort ou à raison -à tort plutôt d'ailleurs-, sur les marchés, l'hypothèse réveille l'idée d'une sortie de la Grèce de la zone euro, son implosion, etc. Les mauvais chiffres en Europe (la déflation), les mauvaises tendances chinoises viennent noircir encore le tableau général, mais la "grosse déprime", elle trouve, surtout, son origine dans la chute des cours du pétrole. Elle continue et on a l'impression qu'elle ne s'arrêtera plus. On est passé, hier, sous les 56 dollars le baril! Un pétrole moins cher, c'est plus de pouvoir d'achat pour les ménages, des marges améliorées pour les entreprises, c'est bon pour la croissance, mais, à court-terme, le décrochage est vraiment trop violent. Les conséquences sont terribles pour les pays producteurs, et pourraient nous revenir en boomerang. En Russie, la banque centrale a provoqué la panique, hier, en prédisant une récession profonde (4/5% de recul), si le prix du pétrole reste au niveau où il est. Le rouble s'est, à nouveau, effondré. Et le pays a dû relever son taux d'intérêt directeur. Il est, désormais, fixé à 17%!

64 ans, c'est le nouvel âge pour la retraite! C'est ce qu'on peut retenir des nouvelles projections que publie, aujourd'hui, le Conseil d'Orientation des Retraites. Le COR note que la réforme Ayrault de 2013 améliore, clairement, la situation financière du régime général. Grâce aux hausses des cotisations. Et surtout grâce à l'allongement de la durée de cotisation demandée pour une retraite à taux plein. La conséquence, c'est que l'âge effectif de départ à la retraite, aujourd'hui, à 61 ans, passera à 64 ans, d'ici une vingtaine d'années. Et, comme 64 ans, c'est aussi l'âge qui permettrait d'équilibrer les comptes des caisses complémentaires (selon la Cour des Comptes), ça commence à ressembler au futur âge "cible" pour envisager son départ à la retraite!

L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.