Il aura lieu, mercredi après-midi mais dès ce week-end, en lisant la presse, en écoutant la radio (et notamment France Inter, avec Raymond Soubie invité de Dimanche Soir Politique), on pouvait déjà se faire une idée assez précise de ce qui pourrait sortir de ce "Sommet". Ministres et donc, conseillers du Président, depuis 2 jours, précisent les pistes et livrent quelques confidences. Alors, sous réserve d'une "grosse surprise" comme semble l'annoncer le Figaro ce matin, voici où on en est, 2 jours avant le rendez-vous. On sait, par exemple déjà, que certaines propositions seront retoquées quasiment d'entrée par le gouvernement. C'est la "liste au Père Noël", selon l'expression de Christine Lagarde: l'augmentation du SMIC, le gel des suppressions de postes dans la fonction publique ou encore la "suspension" du paquet fiscal, et son volet sur les heures supplémentaires. S'ajoute aussi, la demande du Médef de supprimer, cette année, la Contribution Sociale de Solidarité (payée en mai par les entreprises). Le gouvernement devrait opposer un "non" catégorique à ces 4 propositions. Il y a, en revanche, plusieurs mesures qui seront annoncées dès la sortie de la réunion. La suppression du 2ème tiers provisionnel de l'impôt sur le revenu (pour les contribuables de la première tranche), a clairement l'appui de Bercy. Eric Woerth l'a répété, hier. A moins qu'un "coup de pouce" aux allocations familiales lui soit, finalement, préféré: il aurait le mérite, pour l'Elysée, de crééer un précédent en imposant une condition de ressources, "tabou absolu" pour les Associations familiales. Priorité des priorités: le soutien aux chômeurs et aux licenciés économiques. Une aide de 200 à 300 euros pourrait être, ainsi, accordée aux jeunes de moins de 25 ans et aux salariés précaires ayant travaillé au moins 2 mois. Laurent Wauquiez confirme, également, la création d'un chèque emploi service préfinancé pour les plus modestes. Dernière catégorie des décisions attendues mercredi: le lancement de négociations sur des thèmes précis. Le Fonds d'investissement social, proposé par la CFDT (peut-être). Plus sûrement, le meilleur partage des profits entre salariés, actionnaires et investissement. Pour la CGT, ce serait, alors clairement, un "échappatoire" aux revendications salariales. General Motors pourrait déposer son bilan. Selon le Wall Street Journal, c'est une solution qui est sérieusement étudiée désormais, au sein de la direction du constructeur automobile. L'annonce de ce dépôt de bilan pourrait survenir, demain: General Motors se placerait alors, sous la protection du Chapitre 11 de la Loi américaine sur les faillites. Il lui permettra de se restructurer. Le Japon, en plein marasme. Son PIB a reculé de presque 13%, au dernier trimestre (en rythme annuel), selon des chiffres publiés cette nuit. Le gouvernement japonais prépare, du coup, un nouveau Plan de relance. Le 3ème depuis octobre. Du plomb dans les ailes. Air France KLM, dont les comptes viennent de basculer "dans le rouge", va réduire ses investissements. Selon "Les Echos" de ce matin, la compagnie s'apprête à repousser la livraison prévue de plusieurs avions. Boeing et Airbus en feraient les frais.

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